REPRENDRE L’OFFENSIVE AVANT QU’IL SOIT TROP TARD !

mardi 11 mars 2014 par CGA LYON

Depuis des années les gouvernements de droite et de gauche 6mènent une politique de casse sociale au service de la bourgeoisie.
Dernières attaques en date à la faveur de la crise capitaliste : l’ANI, la réforme de retraite, et le gigantesque cadeau au patronat que sont les exonérations de cotisations sociales.
Parallèlement, les licenciements mettent sur le carreaux des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs.

6 février 2014 – 6 février 1934...

Face à cette démolition sociale, la riposte syndicale est beaucoup trop timorée et fragmentée. Cette désertion syndicale a permis la confiscation de la contestation sociale par des mouvements pro-patronaux, réactionnaires, fascistes... « Manif pour tous », « printemps français » « bonnets rouges », « pigeons »... et enfin manifestation du 26 janvier dite « jour de colère » qui a rassemblé près de 20 000 personnes. Ces mouvements diffusent leur grille de lecture, leur termes et leur calendrier dans l’espace public. Ils sont bien éloignés des intérêts des classes populaires qu’ils essaient pourtant de manipuler.

Cette coagulation de mouvements divers crée un véritable confusionnisme : des bonnets rouges, qui plutôt que de lutter contre un patronat qui licencie, se mettent à sa remorque pour dénoncer la fiscalité des entreprises ; des courants antisémites, qui pour dédouaner la bourgeoisie, le capitalisme et l’Etat réactivent le thème du « complot juif » à coups de stéréotypes racistes tels la « finance juive » et la « main juive sur l’Etat » ; des courants sexistes et homophobes qui développent le thème du « lobby féministe et LGBT » opprimant l’homme blanc héterosexuel... Le résultat est toujours le même : présenter les oppresseurs comme des victimes, dévier la colère populaire contre des boucs émissaires, protéger les intérêts du patronat.

Face à cette offensive confusionniste, nous devons être vigilant jusque dans nos organisations syndicales. Beaucoup de nos collègues et camarades peuvent se laisser abuser par cette fausse radicalité. Le mouvement syndical en a déjà été témoin par le passé avec le développement des ligues nationalistes et du « syndicalisme national » dans les années 20 et 30 qui a aboutit aux émeutes du 6 février 1934.

Une riposte de classe est nécessaire

La lutte de classe est le meilleur antidote au confusionisme nationaliste, fasciste et réactionnaire. Reprendre le terrain des luttes contre la bourgeoisie et l’Etat qui en est le bras armé, c’est désigner les véritables responsables de la casse sociale en cours, que les nationalistes et autres confusionistes cherchent à invisibiliser. C’est montrer où se trouve le véritable conflit d’intérêt.
Pour cela, il nous faut organiser la solidarité interprofessionnelle de manière systématique : caisse de grève, piquets de grève interpro, blocages conjoints de la productions et du transport des marchandises... Chercher à généraliser les grèves autour d’axes revendicatifs communs.

Mais il nous faut aussi affirmer haut et fort que le capitalisme n’est pas un horizon indépassable, que la barbarie nationaliste est une impasse pour les classes populaires, et qu’il est non seulement possible mais nécessaire de construire une société fondée sur l’égalité sociale et économique, la propriété commune (et non étatique) des moyens de productions et de distributions, leur gestion directe et fédéraliste par les travailleuses et les travailleurs :

Communisme libertaire ou barbarie capitaliste et nationaliste !

6 février 2014


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