Loi sur le renseignement : halte au pilonnage des libertés individuelles et collectives !

jeudi 23 avril 2015 par djou

Loi sur le renseignement : halte au pilonnage des libertés individuelles et collectives !

Le projet de loi sur le renseignement dévoilé en mars par le gouvernement vient s’inscrire dans la continuité des lois sécuritaires dont s’arme l’État pour affermir son pouvoir, quelles que soient les tendances politiques des gouvernant-e-s.

Cette loi, en gestation depuis presque un an, fait suite à celle « contre le terrorisme » promulguée en novembre 2014, dont nous avions déjà dénoncé le caractère liberticide et hautement répressif. Le gouvernement s’appuie maintenant sur la pseudo union nationale post-attentats de Paris pour renforcer son discours « antiterroriste », faire valoir la légitimité de cette loi liberticide au nom de la « sécurité », et décider de la faire voter en procédure accélérée.

Alors que chacune des nouvelles mesures économiques (ANI, Pacte de responsabilité, loi sur les retraites, loi Macron, etc.) accentue la casse sociale, détériore nos conditions de travail et de vie, et nous appauvrit un peu plus au profit des classes dominantes que sont les actionnaires et le patronat, l’État durcit et élargit son arsenal législatif, afin d’organiser le contrôle et la surveillance généralisée de la population.

Loin d’être exhaustif, voici un aperçu de quelques unes des nouvelles mesures particulièrement alarmantes :

- En dehors de toute enquête judiciaire, les agents des services de renseignement pourront désormais mettre sur écoute des véhicules, des habitations, des bureaux, y placer des caméras, poser des balises de géolocalisation, consulter le contenu des ordinateurs et des messageries sur Internet.

- De nouveaux moyens d’investigation seront mis en œuvre : droit à l’utilisation des Imsi-catchers, appareils qui permettent de capter toutes les communications téléphoniques dans un périmètre donné.

- Cette loi donnera la possibilité d’intercepter en temps réel les données informatiques, y compris celles concernant les conversations et les messages instantanés. Le gouvernement veut également pouvoir contraindre les entreprises gérant les réseaux sociaux et les moteurs de recherche sur Internet à livrer certaines données de leurs client-e-s.

- Les boîtes noires, nouveaux dispositifs informatiques, seront installées par les services du renseignement chez les opérateurs de communications électroniques et fournisseurs de services afin de détecter, par un traitement automatique, une succession suspecte de données de connexion.

Ces méthodes pourront être utilisées dans un cadre très large, et nous pourrons tous et toutes en faire l’objet. Les champs d’application sont en effet étendus « à la défense et à la promotion des intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs de la France », à la « prévention du terrorisme », « de la criminalité et de la délinquance organisée », ou encore à « la prévention des atteintes à la forme républicaine des institutions, des violences collectives de nature à porter atteinte à la sécurité nationale ou de la reconstitution ou d’actions tendant au maintien de groupements dissous ».

Sous couvert de lutte antiterroriste, c’est bien contre tout mouvement de contestation sociale et politique que l’État se prémunit, renforçant son rôle de protecteur des classes dominantes, de garant de leurs privilèges, de bras armé du capitalisme.En assurant les cadres de notre exploitation, en organisant la précarité généralisée et le creusement des inégalités sociales, ce sont l’État et le capitalisme qui menacent tout d’abord notre sécurité.

Exigeons le retrait de ce projet de loi et de toutes les lois sécuritaires et liberticides !

Résistons à la surveillance, à la répression, et à la criminalisation des mouvements sociaux !

Le 20 avril 2015,

Relations Extérieures de la Coordination des Groupes Anarchiste


Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 179 / 34670

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Liens  Suivre la vie du site Liens nationaux   ?    |    titre sites syndiques OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 3.0.15 + AHUNTSIC

Creative Commons License