Aucun être humain n’est illégal !

mardi 28 novembre 2017 par djou

Une situation lyonnaise inacceptable...

Devant l’inaction des pouvoirs publics à gérer la situation et devant la volonté affichée de vouloir "trier" les migrant-e-s, il est urgent d’afficher dans la rue notre volonté commune d’agir en solidarité avec les migrant-e-s.

De nombreux collectifs, associations, individu-e-s agissent tous les jours en solidarité pour essayer de trouver des solutions aux personnes vivant à la rue, aux impasses administratives que ces personnes rencontres et aux violences et racismes étatiques quotidiens qu’elles subissent.

La mobilisation importante au niveau de l’esplanade Mandela ; des écoles où parents, habitant-e-s et professionnel-le-s se mobilisent pour que les enfants scolarisés et leurs familles aient un toit ; des étudiant-e-s de Lyon 2 solidaires avec les expulsé-e-s de la Part-Dieu ; des collectifs/associations toujours présentes pour la lutte des migrant-e-s laissent entrevoir un espoir de renversement du rapport de force face aux autorités.

Et ce notamment depuis ce mercredi 22 novembre où sur un appel du collectif Jamais Sans Toit, les différents collectifs se sont retrouvés.

Les migrantes spécifiquement ciblées par des violences

Les migrantes subissent du fait de leur genre des violences ciblées durant leur parcours. De nombreux récits relatent des violences allant du harcèlement sexuel au viol et/ou au mariage forcé qui sont le fait de passeurs, de représentants de forces de l’ordre, d’autres migrants. Mais les violences ne s’arrêtent pas au voyage, et dans le pays dit d’accueil, les violences continuent et la prise en charge physique (soins, grossesses dues aux viols...) et psychologique (prise en charge par des professionnels) est pratiquement inexistante.

Ailleurs, la situation est similaire et les projets gouvernementaux ne laisse rien présager de bon...

Que ce soit sur la capitale, dans d’autres villes ou à la frontière franco-italienne, les situations d’urgence se multiplient notamment avec la détérioration de la météo qui rend le périple des migrant-e-s à la frontière de plus en plus dangereux. Les cas de personnes lourdement blessées après quelques jours de traversée dans la montagne se multiplient et les autorités laissent faire, raccompagnant même les migrant-e-s au point de départ...

Dans ce contexte tragique, le futur projet de loi Macron-Collomb ne fera qu’aggraver la situation des migrant-e-s.

En effet, plusieurs pistes vont certainement être suivies : prendre en compte le trajet parcouru et non plus les besoins de la personne et ses craintes à retourner à son point de départ (en gros ne plus étudier de dossier du moment que le/la migrant-e vient d’un pays dit "sûr") ; restriction de la durée de traitement des dossiers ; multiplication des expulsions ; rétention administrative augmentée (donc emprisonnement des migrant-e-s avant leur expulsion) ; accentuation des expulsions des migrant-e-s dits dépendant de Dublin...

Lutter par solidarité et pour une autre vision de la société

La solidarité avec les migrant‑e‑s et les luttes collectives existent bien aujourd’hui, et sont plus que nécessaires à renforcer pour inverser le rapport de force.
Accompagner les migrant‑e‑s, faire pression sur les préfectures, être présent‑e‑s au tribunal, déposer les recours, se rassembler à l’aéroport pour éviter un renvoi, refuser d’embarquer dans un vol qui sert à expulser quelqu’un-e sont des actions à mener pour ne pas lâcher la lutte sur le terrain. C’est en menant collectivement ces mobilisations que nous aurons le plus de poids.

Nous refusons leur logique de catégorisation des « bon‑ne‑s » migrant-e-s de celles et ceux à renvoyer. Les politiques migratoires sont un rouage du système capitaliste et de toutes les logiques de pouvoir et de profit, qui engendrent inégalités sociales, guerres, misère et exploitation à travers le monde.
Les un‑e‑s les autres, nous ne subissons pas leurs conséquences avec le même degré de violence, mais pour lutter contre la précarité, le chômage, la misère, nous devons être tous et toutes solidaires face aux dirigeants et exploiteurs, ici comme ailleurs.

Aucun être humain n’est illégal !
Libre circulation et installation de tous et toutes !
Solidarité et luttes collectives face au capitalisme et aux États !

Rendez-vous à 15h, Place des Terreaux le samedi 2 décembre !


Voici l’appel du collectif 69 de solidarité avec les migrant-e-s

Migrant.es sans papiers et sans toit, jeunes sans école : Une situation humanitaire scandaleuse face à une politique inacceptable !

Des papiers, une école, un toit pour tous !

À Lyon : début novembre, au moins 80 mineurs isolés, dont des collégiens et lycées, dorment dans la rue ; avec ou sans papiers, plus de 300 enfants, dans l’agglomération, n’ont pas de toit pour vivre dont 8 élèves pour l’école Jean Zay à Villeurbanne, d’autres à Doisneau et à Michel Servet, L. Aubrac (Lyon) mais aussi à Vaulx-en-Velin, pour lesquels les parents se mobilisent.

Des jeunes migrants scolarisés qui préparent le bac reçoivent un avis d’expulsion, sont convoqués au tribunal. Dans le Rhône, des demandeurs d’asile doivent attendre deux mois, sans hébergement, avant d’être accueillis.

On peut multiplier les exemples, à Lyon et dans toute la France. C’est pourquoi, dans un texte adopté le 17 octobre, La CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l’homme, instance nationale de promotion et de protection des droits) « s’alarme (…) de la multiplication des violations des droits fondamentaux des personnes migrantes observées sur le terrain ».

Non au projet de loi liberticide !

Macron et Collomb préparent un nouveau projet de loi visant à rendre plus faciles, plus rapides et nombreuses les expulsions. Les premières informations qui circulent sur ce projet montrent qu’il s’agit, une fois encore, d’un projet liberticide et xénophobe (durée de rétention portée à 90 jours par exemple), traitant les migrants sans papiers – qui fuient la guerre et la misère – comme des criminels.

Remettant en cause le droit d’asile, ce texte permettrait ainsi d’expulser des demandeurs d’asile vers des pays qu’ils ont traversés durant leur fuite.

C’est pourquoi la CNCDH considère que ce qui est déjà connu de ce texte marque « un recul sans précédent des droits fondamentaux des personnes migrantes ». De plus, le gouvernement veut sortir la protection des jeunes étrangers isolés du droit commun de l’Aide Sociale à l’Enfance.

Pour entraver toute mobilisation contre son projet de loi, le gouvernement cherche à associer nombre d’organisations de défense de migrants et sans papiers, étant entendu que, sur le fond, tout est déjà décidé pour ce projet qui doit être présenté d’ici la fin de l’année en Conseil des ministres.

Cette politique doit cesser, l’avant projet de loi Macron sur l’immigration ne doit pas voir le jour.
Le budget utilisé pour la chasse aux migrants doit être affecté à leur accueil !

MANIFESTATION, le samedi 2 décembre
15 heures, place des Terreaux
Lyon – métro Hôtel de ville

Collectif de soutien aux réfugiés et migrants Lyon-69 : ATTAC-Rhône, CGT Vinatier, CGT-Éduc’Action Rhône, Union Départementale CGT, Union Départementale CNT, Collectif des EtudiantEs EtrangerEs, Collectif 69 Palestine, Collectif Agir Migrants, Coordination Urgence Migrants, Émancipation-69, FSU 69, LDH Rhône, Migrations Minorités Sexuelles et de Genre, MRAP LYON 1-4, MRAP LYON 3-7-8, RESF-69, Solidaires 69, Solidaires EtudiantEs, UJFP Lyon, Alternative Libertaire, Coordination des Groupes Anarchistes-Lyon, EELV 69, ENSEMBLE !, L’insurgé, Lutte Ouvrière, MJCF Rhône, Nouveau Parti Anticapitaliste, OCML-VP, Parti de Gauche69, PCF, UPC…


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