LES PATRONS NOUS COUTENT CHER !

dimanche 16 mars 2014 par CGA LYON

MANIFESTATION INTERPRO 18 MARS 2014
11 h 30 CORDELIER

Un holdup organisé en bande !

Le président du MEDEF est un homme heureux. Les patrons avaient déja reçu il y a peu de temps, un chèque en blanc de 20 millards d’euros pour le crédit impôt/compétitivité. Mais ce n’était pas suffisant... Au nom du mensonge du fameux « coût du travail » pour rétablir cette compétitivité , l’État « socialiste », par son " dialogue social", leur fait un deuxième cadeau de 30 milliards d’euros (en les exonérant des cotisations familiales, prises déjà sur nos salaires et non sur les bénéfices des entreprises) . De plus, le gouvernement décide d’une réduction des dépenses publiques, à hauteur de 50 milliards d’euros. Tout cela sur notre dos aussi, bien évidemment ! Vol sur les salaires, austérité renforcée, destruction progressive de la sécurité sociale, tel est l’enjeu réel qui se cache derrière ce pacte de responsabilité. Ce " dialogue social " vise de fait, à sauvegarder le système capitaliste en crise depuis pas mal d’années. Il a déjà œuvré à la mise en place de la contre-réforme des retraites où pour la première fois un gouvernement de gauche a imposé un recul de l’âge de la retraite, a facilité toujours plus de flexibilité, la baisse des salaires, et des reculs du droit du travail (ANI). Que cela soit dit : ce pacte n’est ni négociable, ni amendable, il faut exiger son retrait et se battre pour cela ! (Même si certains syndicats collaborateurs, remerciés par le Medef d’ailleurs, ont déja signé (CFDT, CFTC, CGC). Qui peut croire encore à cette vieille recette de la baisse des cotisations sociales patronales qui serait porteuse d’emplois futurs ? 200 milliards ont déjà été accordés ces trente dernières années. Résultat à ce jour : un record historique de chômage, une paupérisation galopante, et une montée des dividendes des actionnaires multipliée par 20 depuis 30 ans ! Alors basta de tout cet enfumage. Refusons ce nouveau tour de vis et ce retour à une protection minimale pour les plus pauvres payée par la fiscalité, et pour celles et ceux qui en auraient les moyens le recours aux assurances privées ! 

 La protection sociale, non seulement doit rester sur le salaire socialisé, mais pour son financement, il serait bon d’y mettre aussi les revenus du Capital (ex : les bénéfices des entreprises du CAC 40). Le partage des richesses est à mettre en pratique !


Lutter, agir, prendre ses affaires en main, changer de cap, oui, mais comment ?

Certes, il y a eu la journée syndicale du 6 Février et celle d’aujourd’hui, plus unitaire. Ce sont des premières étapes nécessaires et encourageantes. Mais l’histoire le prouve, on ne fait pas reculer un gouvernement par des manifestations, même répétées chaque mois. Il est important de construire un réel rapport de forces (le mouvement social a déjà subi suffisamment de recul pour que l’on n’aille pas vers une nouvelle défaite). La mobilisation doit se faire en organisant la solidarité interprofessionnelle de manière systématique : assemblées générales décisionnaires, caisse de grève, piquets de grève interpro, blocages conjoints de la production et des transports de marchandises, chercher à généraliser les grèves autour d’axes revendicatifs communs, construire la grève générale... Oui, plus que jamais, la lutte de classe est nécessaire si nous ne voulons pas aller vers plus de misère sociale. L’espoir d’un changement grâce à un étatisme de gauche nous montre bien toutes les limites de ce genre d’outil ! Nous n’aurons que ce que nous serons capables, nous-mêmes, de prendre ! Il est clair que les négociations actuelles mènent le camp social à l’impasse, voire pire : au recul !


La coopération ouvriers, patrons : c’est la vieille idéologie de l’extrême droite ! 
 

On assiste depuis plusieurs semaines à une offensive idéologique sans précédent de la part du gouvernement socialiste-vert. Au nom de la compétitivité française sur le « marché », travailleurs, travailleuses et patronat devraient marcher main dans la main, pratiquer le donnant-donnant, car nous serions toutes et tous sur le même bateau socialement pour sauver notre pays !! Les déclarations de ministres, de députés, de maires PS abondent en ce sens, ce mois-ci. Cela est grave, car non seulement cette vision est antisociale, mais elle rejoint même la pensée de l’extrême droite fascisante.
Est-il nécessaire de rappeler que ce discours est tenu par le FN et l’extrême-droite depuis des décennies ? Seul le cadre national que ces derniers veulent ériger pour aider le Capital fait la différence. Et si cette extrême-droite récolte en partie le mécontentement social, c’est bien parce que non seulement les politiques économiques de ce gouvernement au service du Capital sont désastreuses, mais aussi parce que le thème de la réconciliation patrons-ouvriers fait partie de leur discours historique et actuel ! Non seulement Hollande pique aux pauvres pour donner aux riches, mais en plus, il fait la courte échelle aux idées nauséabondes du Front National ! Derrière cette fameuse réconciliation, chère à l’extrême-droite, apparait très vite tout ce qui la gêne : les syndicalistes revendicateurs, les immigréEs qui piqueraient le boulot des français-es, les assisté-e-s sociaux qui coûtent trop cher... bref le racisme et la volonté d’en finir avec toute émancipation sociale. Les politiques racistes du gouvernement, avec les expulsions reccord des Sans-papierEs, la chasse aux Rroms et la destruction systématique de leurs campements, ne peuvent que donner des ailes à l’extrême-droite raciste, antisémite, islamophobe et homophobe. Sans parler du dernier recul de l’État sur la loi famille et PMA, suite aux manifestations réactionnaires et fascisantes (Manif pour Tous, Jour de Colère). De sinistres petits calculs électoraux ne seraient-ils pas derrière tout cela ? Ce n’est pas la première fois que le PS joue avec la montée electorale du FN pour garder le pouvoir (Miterrand en 86). Réagissons avant qu’il ne soit trop tard !


Contre le fascisme et la misère, c’est la lutte sociale qui est nécessaire ! 
 
 
 Le fascisme, contrairement au pseudo côté social qu’il tente de se donner, n’est pas contre le Capital.Il n’est que la forme d’État la plus autoritaire, raciste et répressive que choisit la bourgeoisie ,pour sauvegarder ses profits dans un cadre national, quand la classique démocratie représentative consensuelle , ne suffit plus.C’est pour quoi la lutte antifasciste, pour être efficace ,doit se conjuguer à la lutte contre le capitalisme dans son ensemble. 
D’ou notre conviction qu’il est nécessaire de construire une véritable et puissante mobilisation sociale, pour casser et fascisme rampant et en finir avec le capitalisme pour construire, ensemble, une société, basée sur l’égalité sociale et économique. Société où les besoins seront définis et gérées directement par toutes et tous ( fédéralisme autogestionnaire.) Cela n’est pas une utopie ! L’utopie c’est de croire encore à ce système capitaliste, inégalitaire, raciste, destructeur de vies , de nature , et qui nous amène chaque jour passant vers la barbarie.

 Toutes et tous à la Manifestation internationale antiraciste et antifasciste
 Samedi 22 Mars 14 H PLACE DU PONT (GABRIEL PERI)
 
 COORDINATION DES GROUPES ANARCHISTES LYON 
 


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