Rémi mort pour ses conviction : ni oubli, ni pardon !

jeudi 30 octobre 2014 par djou

Dans la nuit du 25 au 26 Octobre 2014, Rémi Fraisse, un manifestant de 21 ans qui protestait contre le barrage de Sivens a perdu la vie sur le site. Il a été tué sur le coup suite à une explosion.
Selon un communiqué publié le 28 octobre dans Libération, « Des traces de TNT, explosif utilisé dans les grenades des gendarmes, ont été retrouvées sur les vêtements de Rémi Fraisse, opposé à la construction du barrage. Ses parents ont porté plainte et appellent au calme. »

Dans le même temps, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, a suspendu l’utilisation des grenades offensives employées par les forces de « l’ordre », validant ainsi la thèse selon laquelle la mort du jeune manifestant est bien la conséquence de l’emploi de la violence par les forces répressives de l’État : Gendarmes, CRS, Gardes mobiles...
La violence pour faire taire toute velléité de contestation, au Testet et ailleurs, nous renseigne sur les politiques menées en hauts lieux. Après les multiples tentatives de criminalisation des luttes qui émergent afin de s’opposer aux dérives du capitalisme, du social libéralisme et de l’État, c’est aujourd’hui la force et la violence démesurée de la police, aux ordres de l’État "socialiste" qui prive une famille et ses proches de Rémi, d’un jeune épris de justice, qui ne demandait qu’une chose : vivre dans une société humaine, faite de Liberté et de solidarité, une société sans violence et sans domination...

La violence qui a coûté la vie à Rémi s’est manifestée auparavant de manière quasi permanente. Les blessés se comptent par dizaines. Les travaux engagés sur le site se déroulent sous haute protection policière, dans un insupportable déchaînement de violences de la part des forces répressives de l’État.
Dimanche 27 octobre, 500 personnes ont décidé de se rendre en manifestation à Gaillac en hommage à Rémi. Les forces de police une fois de plus feront preuve d’un manque de discernement, quand, à grand renfort de lacrymogènes, elles chasseront les manifestant-e-s de la place de la Libération.

Pour la Coordination des Groupes Anarchistes, la mort de Rémi Fraisse, outre le fait qu’elle nous prive d’un jeune compagnon de lutte, traduit le cynisme des dirigeants - Capitalistes, Gouvernants, Décideurs, Dirigeants....
Ceux-ci ne reculent devant rien quand il s’agit de mener à bien des projets qui les intéressent et qui les servent, sans se préoccuper de l’avis de la grande majorité des habitant-e-s des lieux, ni des dégâts que ces projets produisent sur l’environnement et/ou l’écosystème...

  • La CGA appelle l’ensemble des individu-e-s qui se lèvent afin de lutter contre les dérives multiples du libéralisme, du capitalisme et de l’Étatisme réunis, à ne plus accepter l’inacceptable : l’emploi de la force, la violence "létale" et les passages en force des politiciens (élus ou non) contre l’avis du plus grand nombre...
  • La CGA continuera à dénoncer la violence permanente de l’État policier ainsi que les méthodes "barbares" mises en œuvre pour tenter de faire taire la contestation...
  • La CGA soutient la lutte de celles et ceux qui s’opposent de façon directe aux travaux en cours au Testet ainsi que l’occupation sur le terrain.

Perpignan le 28 octobre 2014


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