Stock des livres disponibles à la Plume Noire (stock mis à jour) !

dimanche 4 janvier 2015 par djou

Nouveautés à la Plume Noire !

Vous pouvez trouver ci-dessous un descriptif des nouveautés, l’état des stocks pour chaque ouvrage.
Nous mettrons à jour régulièrement l’évolution du stock.

Ce listing de livres ne concernent que ceux commandés ces deux dernières années, nous avons un stock plus ancien de livres qui sont aussi disponibles.

A noter également que vous pouvez retrouver à chaque permanence, une table "braderie" et une table "prix libre".

N’hésitez pas à passer aux permanences les mercredis de 17h à 19h et les samedis de 15h à 19h.

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Si vous n’êtes pas sur Lyon et que vous souhaitez nous acheter des livres, contactez-nous sur ce mail : groupe-lyon@c-g-a.org

Livres commandés chez Libertalia

- Tenir la rue de Matthias Bouchenot
L’autodéfense socialiste —1929-1938

15€
0 exemplaire

La manifestation d’extrême droite à caractère insurrectionnel du 6 février 1934 provoque une réponse immédiate des partis de gauche, qui décident de s’allier afin de ne pas subir le sort des Italiens et des Allemands, défaits par le fascisme mussolinien et le national-socialisme. Ce rassemblement mène à la victoire électorale du Front populaire en mai 1936, immédiatement suivie d’un mouvement de grève sans précédent qui débouche sur l’obtention de nombreux droits, notamment les congés payés.

- Apprendre à désobéir de Grégory Chambat

10€
0 exemplaire

Petite histoire de l’école qui résiste
De l’œuvre éducative de la Commune de Paris à la dénonciation du fichage informatique des élèves, de la naissance du syndicalisme dans l’éducation aux écoles populaires kanaks des années 1980, en passant par les luttes anti-hiérarchies ou la résistance à la « rééducation » vichyste, cet ouvrage retrace cent cinquante années de lutte et d’insoumission dans et contre l’institution scolaire.
Enseigner la désobéissance, c’est remettre en question toutes les dominations qui entravent, c’est créer l’espace où s’exercera une souveraineté qui n’est pas celle de l’isoloir, mais qui se vit dans la rue, au village, à l’usine, au bureau, dans la famille, etc.
Mais est-ce que la liberté peut s’enseigner ? Ce livre l’affirme. Préparer des humains à l’autonomie, à l’égalité, à un monde délivré de toute oppression ne saurait se faire au moyen de l’autorité.
Au contraire, non-directivité et exercice précoce de la responsabilité personnelle seront privilégiés par la pratique de la coopération concrète. Enseigner la désobéissance, c’est « faire l’école » pour la liberté.
Cet ouvrage est le premier de la collection « N’Autre École », dédiée aux résistances et alternatives pédagogiques.

- Changer l’école

10€
1 exemplaire

Changer l’école.
De la critique aux pratiques.
Des enseignants qui contestent et qui travaillent. Qui ne pataugent pas dans la récrimination, mais construisent autrement le quotidien de leur classe. Qui n’oublient pas non plus ce qu’il y a tout autour de l’école : le quartier, la société, le proche étranger.
Ces enseignants – mais aussi ces parents, ces ouvriers d’entretien – témoignent et réfléchissent dans un trimestriel, N’Autre École, ouvertement radical et radicalement ouvert.
Comment faire vivre la démocratie à l’école ? Comment sortir de l’évaluation chiffrée ? Comment vivifier les savoirs ? Comment redonner à l’éducation sa perspective émancipatrice ? Ce volume présente, sous forme d’anthologie, quelques-unes des pierres de ce chemin collectif, quelques réponses de praticiens qui vivent leurs idées et construisent, pas à pas, l’école de l’émancipation.

- L’école des barricades de Grégory Chambat

10€
1 exemplaire

Vingt-cinq textes pour une autre école, 1789-2014

« L’instruction est comme la liberté, elle ne se donne pas, elle se prend… » (Jacotot). 
Vingt-cinq textes, mis en perspective et en contexte, pour explorer deux siècles et demi de réflexions et de pratiques qui tissent les liens entre contestation de l’ordre scolaire et de l’ordre social.
De Charles Fourier à la revue N’Autre École, en passant par Bakounine, Célestin Freinet, les établissements autogérés ou l’insurrection du Chiapas se lisent les continuités et les ruptures de ces luttes sociales et pédagogiques pour une autre éducation dans une autre société.
Et si cet ouvrage consacre une large place à ces trente dernières années, c’est aussi pour mettre en exergue la permanence et l’actualité de ces combats face aux résignations et aux tentations réactionnaires.

- Entrer en pédagogie Freynet de Catherine Chabrun

10€
2 exemplaires

Quand on s’intéresse aux « chemins des émancipations concrètes », l’étude de la pédagogie Freinet relève assurément de l’évidence. Le mouvement impulsé et inspiré par l’instituteur de Vence au début des années 1920 se confond avec l’histoire des alternatives pédagogiques et de la contestation du modèle scolaire français. Une contestation qui s’est installée, non sans combats et polémiques, au sein même de l’institution qu’elle entend subvertir. Cette volonté d’agir dans le cadre du service public d’éducation, cet engagement revendiqué auprès des milieux populaires, a contribué et contribue toujours à faire de la pédagogie Freinet un élément moteur des pratiques pédagogiques émancipatrices. Aujourd’hui encore, des centaines d’enseignantes et d’enseignants s’inspirent de ces pratiques auprès de milliers d’élèves qui travaillent et vivent dans des classes coopératives.
Avec ce livre, nous entendons proposer une clé d’accès à la pédagogie Freinet, en faisant entendre les « voix » de toutes celles et de tous ceux qui ne se satisfont pas de l’école telle qu’elle est et qui souhaitent la transformer en changeant leurs pratiques au quotidien.

- Pédagogie et Révolution de Grégory Chambat

10€
1 exemplaire

Cantonné à la seule question des moyens ou englué dans l’artificielle querelle opposant réac-publicains et pédagogistes, le débat autour de l’école est aujourd’hui dans l’impasse.
Proposer une relecture des « classiques » de la pédagogie et questionner leur actualité à la lumière des enjeux présents est une manière de réactiver cette inspiration révolutionnaire qui guidait les éducateurs d’hier.
De Francisco Ferrer à Jacques Rancière, en passant par Célestin Freinet, Paulo Freire ou Ivan Illich, ce recueil de chroniques publiées dans la revue N’Autre école esquisse le bilan d’un siècle de pratiques et de luttes pour une éducation réellement émancipatrice.
Ce parcours pédagogique emprunte également des chemins oubliés ou plus inattendus : l’apport du syndicalisme révolutionnaire, de Fernand Pelloutier à Albert Thierry ou l’œuvre éducative de la révolution libertaire espagnole. Car, si la postérité a conservé la trace de quelques-unes des figures convoquées ici, elle ne doit pas nous faire oublier que le combat pour une école de la liberté et de l’égalité fut toujours une pratique collective et sociale. Dans le domaine de la pédagogie, comme dans celui de l’action militante, ceux qui savent de quoi ils parlent sont ceux qui font…
Montaigne l’affirmait : « Éduquer, ce n’est pas emplir un vase, c’est allumer un feu »… il est temps de souffler sur les braises !

- Trop classe de Véronique Decker

10€
3 exemplaires

Enseigner dans le 9-3
De Zébulon à Zyed et Bouna, sans oublier Albertine et Mélisa, N’Gwouhouno ou Yvette… du syndicat à la pédagogie de la « gaufre », des Roms à la maman sur le toit, Véronique Decker, enseignante et directrice d’école Freinet à Bobigny (Seine-Saint-Denis), éclaire par petites touches le quotidien d’une école de « banlieue ».
Au fil de ses billets, il est question de pédagogie, de luttes syndicales, de travail en équipe, mais surtout des élèves, des familles, des petits riens, des grandes solidarités qui font de la pédagogie un sport de combat… social.
Loin du déclinisme d’« intellectuels » pérorant sur l’école, des ségrégations institutionnelles ou du libéralisme et de sa fabrique de l’impuissance, c’est une autre école, en rires, en partages, en colères, en luttes qui se dessine, avec « des craies de toutes les couleurs, sur le tableau noir du malheur… » De l’autre côté du périph. Trop classe !

- L’école des réacs-publicains de Grégory Chambat

10€
1 exemplaire

La pédagogie noire du FN et des néoconservateurs
L’École est le champ d’intervention privilégié d’une galaxie intellectuelle et médiatique caressant le rêve de rétablir un état scolaire – et social – ancien.
Pour ces « réac-publicains » (Natacha Polony, Jean-Paul Brighelli, Alain Finkielkraut, Éric Zemmour…) évoquant inlassablement l’effondrement du niveau et la décadence de l’institution, le redressement de l’École préfigurerait la restauration de l’ordre et de la nation.
Leurs incessantes et virulentes polémiques s’inscrivent dans une tradition méconnue, celle de l’intérêt jamais démenti de l’extrême droite pour l’éducation.
Cet ouvrage relate l’histoire de cette « pédagogie noire » et décrypte ses déclinaisons contemporaines afin d’en révéler les enjeux sociaux et idéologiques.
Entre les sirènes du « nostalgisme » réactionnaire et le renoncement à toute perspective de transformation, il s’agit de retrouver le chemin d’une pédagogie de l’émancipation.

- Le maître insurgé de Célestin Freinet

10€
2 exemplaires

Articles et éditoriaux. 1920 – 1939
« Il ne suffit plus de développer, d’améliorer, de réformer l’enseignement, il faut le… révolutionner. » (Célestin Freinet)
C’est d’abord dans les colonnes de la revue syndicale L’École émancipée puis dans celles de L’Éducateur prolétarien que Célestin Freinet (1896-1966) a témoigné de ses engagements sociaux et éducatifs. Ses réalisations pédagogiques, au sein de l’institution scolaire publique, n’avaient pour lui de sens qu’adossées à la lutte des dominé-e-s pour renverser l’ordre établi.
On ne peut œuvrer à une autre école sans se soucier de la marche du monde, sans s’attacher, dans et hors de la classe, à le transformer.
On ne peut lutter contre la montée du fascisme, les crises générées par le capitalisme, le développement de la misère et des guerres, en perpétuant, à travers ses pratiques quotidiennes, une pédagogie conservatrice, autoritaire et inégalitaire.
Tel est l’héritage du pédagogue et du militant que fut Célestin Freinet dont on suit ici le cheminement et le mûrissement de la pensée.
L’année 2016 marque un double anniversaire : celui du cinquantenaire de sa sa mort (1966). Mais aussi l’anniversaire du Front populaire, tant en France qu’en Espagne, dans lesquels Freinet plaça ses espoirs.
À travers ce choix d’écrits publiés entre 1920 et 1939, se révèle l’actualité des combats d’un instituteur révolutionnaire qui voulait tout à la fois changer le monde et l’école.

- Même pas drôle de Sébastien Fontenelle

8€
1 exemplaire

La nomination de l’ex-patron de Charlie Hebdo à la direction de France Inter avec la bénédiction de Nicolas Sarkozy fut en 2009 l’apothéose d’une longue décennie de réalignements idéologiques. Entre 1999 (année de sa prise de position en faveur de l’intervention de l’Otan au Kosovo) et 2009, Philippe Val a en effet amendé nombre de ses points de vue, passant de la gauche altermondialiste à la récitation de psaumes conservateurs. Pour accompagner ce réaménagement, il a tôt mis au point une méthode simple, consistant à disqualifier ses éventuels contradicteurs par des imputations extravagantes. L’éditorialiste qui déclarait naguère qu’« à chaque fois que l’on recule, à chaque fois qu’on est prudent à l’intérieur de nos États de droit, on perd l’estime de ceux qui nous font reculer, ils ne font que nous mépriser car devant eux nous piétinons nos propres valeurs » s’est ainsi gagné assez d’estime, à droite, pour être promu à la direction d’une radio d’État sous le règne de Nicolas Sarkozy – et ce n’est même pas drôle.

- Tout pour tous de Guillaume Goutte

8€
0 exemplaire

L’expérience zapatiste, une alternative concrète au capitalisme
Le 1er janvier 1994, en s’emparant, armes à la main, de plusieurs grandes villes de l’État du Chiapas, dans le sud du Mexique, les rebelles zapatistes ont donné à voir aux sociétés civiles nationale et internationale la réalité cruelle dans laquelle vivent des centaines de milliers d’Indiens mexicains.
Réclamant la reconnaissance de leurs droits et de leur identité, ils ont remis sur le devant de la scène internationale l’un des aspects souvent oubliés de la mondialisation : l’écrasement des peuples indigènes par la machine capitaliste.
Dépossédés de leurs terres, délaissés par les programmes publics de santé et d’éducation, victimes d’une répression implacable quand ils revendiquent leurs droits, les peuples indiens font partie des laissés-pour-compte du libéralisme.
En choisissant le 1er janvier 1994 – date d’entrée en vigueur du traité de libre-échange entre le Mexique et les États-Unis (Alena) – pour se soulever, les zapatistes entendaient non seulement réclamer leur droit à vivre dignement, mais remettaient aussi en cause toute la logique capitaliste, au-delà même des montagnes du Chiapas.
Si les médias n’ont retenu d’eux que les passe-montagnes et les fusils, c’est pour mieux occulter – sciemment ou par ignorance – la société authentiquement révolutionnaire que ces dizaines de milliers de rebelles indiens construisent depuis maintenant plus de vingt ans dans les territoires qu’ils ont libérés, en totale rupture avec le capitalisme et l’État.
Après un bref rappel historique des luttes indigènes au Mexique, ce livre entend donner un aperçu des réalisations concrètes de ce projet de société que les zapatistes appellent « autonomie ».

- Editocrates sous perfusion

8€
1 exemplaire

« Les journaux et magazines “de référence” publient régulièrement de longues exhortations à “réduire la dépense publique”, et des anathèmes contre “la France des assistés”.
Mais depuis trente ans, ces mêmes publications sont littéralement gavées de millions d’euros d’aides publiques – qui ne servent à rien, puisque la presse écrite continue de s’enfoncer dans une crise structurelle. Mais qui représentent jusqu’à 12 % de leur chiffre d’affaires.
Cette gabegie, documentée par de nombreux rapports, est de celles qui font généralement, pour les journalistes spécialisés dans la chasse à l’“assistanat” et aux “gaspillages”, un scandale réussi.

Or la révélation que le contribuable nantit la presse écrite de gigantesques subventions ne leur inspire aucun commentaire. Car ici, le silence est d’or : l’éditocratie sous perfusion l’a parfaitement compris, qui continue de faire sponsoriser par l’État ses incessants appels à diminuer la dépense étatique… »

- Fascisme et grand capital de Daniel Guérin

20€
0 exemplaire

Daniel Guérin adopte un modèle comparatif pour dégager les grandes tendances du fascisme, puis l’analyse, au cas par cas, en Italie et en Allemagne, avant, pendant, et après sa prise du pouvoir. Il étudie l’origine de ce mouvement, de ses troupes, et la mystique qui les anime ; sa tactique offensive face à celle, légaliste, du mouvement ouvrier ; le rôle des « plébéiens » ; la place des classes moyennes dans la lutte des classes ; son action antiouvrière et sa politique économique. Il dissipe ainsi les illusions anticapitalistes entretenues par le fascisme lui- même en montrant que son action bénéficie avant tout au capital économique et financier. L’auteur en tire un enseignement : « L’antifascisme est illusoire et fragile, qui se borne à la défensive et ne vise pas à abattre le capitalisme lui-même. »

- Propos d’un agitateur

7€
1 exemplaire

« L’honnêteté ne vit pas à genoux, prête à ronger l’os que l’on daigne lui jeter. Elle est fière par excellence. Je ne sais si je suis honnête ou non, mais je dois t’avouer qu’il m’est insupportable de supplier les riches de m’accorder, au nom de Dieu les miettes de tout ce qu’ils nous ont volé. Je viole la loi ? C’est vrai, mais elle n’a rien à voir avec la justice. En violant les lois promulguées par la bourgeoisie, je ne fais que rétablir la justice bafouée par les riches, qui volent les pauvres au nom de la loi. »
Ricardo Flores Magon (1873-1922) fut l’un des principaux théoriciens de la Révolution mexicaine. Responsable du journal Regeneración, il incarne la tendance radicale, anarchiste et poétique des mouvements qui combattaient pour la terre et la liberté (Tierra y Libertad). Le mouvement zapatiste contemporain de Marcos et la toute récente Commune de Oaxaca (2006) doivent beaucoup à cette pensée allégorique.

- Les forçats de la mer de MArcus Rediker

20€
1 exemplaire

Marins, marchands et pirates dans le monde anglo-américain, 1700-1750.
« J’ai essayé dans cette étude de reconstituer les expériences des marins ordinaires au cours de la première moitié du XVIIIe siècle, afin de poursuivre et de développer le travail de défrichage de Jesse Lemisch, et de le faire dans l’esprit de "l’histoire du bas vers le haut". Bien qu’ayant nécessairement étudié les marchands, les capitaines, les sous-officiers et les officiels du royaume qui ont encadré la vie du marin, j’ai porté mon attention sur "Jack Tar" – nom symbolique du marin dans le monde anglophone – ses espoirs, ses peurs, ses aspirations, ses défaites et ses victoires. »
Dans cette étude de référence, publiée en 1987 par Cambridge University Press, Marcus Rediker défend que les marins du XVIIIe siècle ne sont pas des personnages romantiques ou exotiques, mais de simples prolétaires partant en mer, issus du premier groupe important de travailleurs ayant vendu leur force de travail aux capitalistes marchands, eux-mêmes au service de l’économie mondialisée.
Ils ont été au cœur du processus historique qui a radicalement transformé le monde. Leur travail a quadrillé le globe en structures de production, d’échange et de communication. Ils ont été, en plus de cela, au centre des conflits de classe qui ont émergé à partir du XVIIIe siècle et ont inventé la grève, qui deviendra l’une des armes les plus importantes du prolétariat mondial. Ils ont également relié diverses catégories de producteurs -  esclaves, domestiques, artisans - à travers l’espace et le temps.

- Trop jeunes pour mourir de Guillaume Davranche

20€
0 exemplaire

Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914)
Trop jeunes pour mourir. Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914) raconte l’histoire de l’opposition ouvrière à la montée vers la guerre, et notamment celle de sa fraction antimilitariste et « antipatriote » la plus radicale, incarnée par la Fédération communiste anarchiste (FCA), qui menace ouvertement de « saboter la mobilisation ». Animée par de jeunes ouvriers révolutionnaires de la « génération de 1906 », cette organisation était jusqu’ici très mal connue, n’ayant fait l’objet d’aucune étude spécifique.
En suivant le fil rouge de la FCA, ce livre dévoile le contexte de l’avant-guerre, souvent éclipsé par le cataclysme de 1914, et explore le mouvement ouvrier d’alors : son organisation, ses passions, ses fractions, ses controverses, ses petites et ses grandes luttes.
Il fait le récit des grèves des PTT en 1909, du rail en 1910, du bâtiment en 1911, marquées par le sabotage des lignes de communication et par la « chasse au renard ». Il narre les grandes affaires : Ferrer, Aernoult-Rousset, Métivier, Bonnot. Il raconte l’enthousiasme de la FCA pour la Révolution mexicaine, six ans avant la Révolution russe. Il explique la force motrice qu’a représenté l’hebdomadaire La Guerre sociale, adoré puis renié par les révolutionnaires. Il aborde la résurgence de l’antisémitisme et de l’antimaçonnisme en 1911, et les affrontements du Quartier latin.
Le livre explore également une période négligée du syndicalisme révolutionnaire français, alors que l’âge « héroïque » de la CGT (1901-1908) est révolu et que, frappée par l’État, elle se déchire sur la stratégie à adopter. Il pointe la montée des femmes et de la « main d’œuvre étrangère » dans le débat syndical à cette époque. Enfin, dans un climat militariste et belliciste que l’on peine aujourd’hui à imaginer, il détaille la répression contre les syndicalistes et les anarchistes : le retour des « lois scélérates » de 1894, la menace du bagne militaire (« Biribi »), du Carnet B et du peloton d’exécution.

- Victor Serge l’homme double de Jean-Luc Sahagian

13€
1 exemplaire

Histoire d’un XXe siècle échoué
Victor Serge (1890-1947) a vécu quelques-uns des événements cruciaux de la première moitié du XXe siècle.
À la fois acteur et témoin, il fut constamment tiraillé entre les courants contradictoires agitant le socialisme : anarchisme, bolchevisme, trotskysme.
Il croisa aussi quelques figures marquantes ou pittoresques : les « hommes perdus » de la bande à Bonnot, E. Armand, Rirette Maîtrejean, Alexander Berkman et Emma Goldman, Andrés Nin, Zinoviev et Trotsky, ou encore Jean Malaquais.
Manquant d’être submergé par le premier totalitarisme du siècle, il en épousa un temps les mensonges. Ce fut aussi et avant tout peut-être, un écrivain.
Si, comme le dit Orson Welles, « toute histoire est presque sûrement un mensonge », cette particularité de Victor Serge, révolutionnaire et écrivain, facilite sans doute un certain recul critique, mais aussi une pratique constante de la réécriture de sa vie.
À travers son itinéraire, ses doutes, son courage, ses mensonges et sa douleur aussi, c’est toute la schizophrénie d’un temps qui se révèle ici. Et sa grandeur.
Son échec est celui de son époque et oblige à repenser les questions liées à notre désir de changer le monde.

- Elephants de la patrie

13€
1 exemplaire

Bombyx, héros justicier, de la lignée de Fantômas et de Furax, est un insaisissable génie du mal. Il s’empare de plusieurs éléphants adultes. L’un piétine une manifestation antiviande et aide au kidnapping de l’ex-actrice Dorlote Barbie, devenue porte-parole de la cause animale. Deux autres saccagent tour à tour la grand-messe de l’église Saint-Sulpice puis l’adjacent marché de la poésie, tout en expédiant les essaims des ruches du jardin du Luxembourg dans le commissariat d’arrondissement. Trois autres enfin dévastent la place de l’Opéra au passage de la course des garçons de café… Quelques dizaines de personnages annexes — dont le retraité anar Simon Bubuche — permettent au lecteur de se laisser égarer dans la confusion la plus joyeuse. Dévoilé et mis en action, le but ultime de Bombyx justifie pourtant le titre « de la patrie » : toutes les forces de ses bêtes à trompe se déploieront le 14 juillet !

- Construire un feu de Jack London

7€
2 exemplaires

Construire un feu (« To Build a Fire ») est l’une des plus fameuses nouvelles de Jack London (1876-1916). Libertalia propose une nouvelle traduction illustrée de cette fable anti-individualiste qui réconcilie les adeptes de l’écrivain du Grand Nord et ceux du chantre de la révolution.
« Il se souvint des conseils du vieux de Sulphur Creek. Ce dernier lui avait exposé avec la plus grande gravité la règle de survie selon laquelle aucun homme ne doit voyager seul dans la région du Klondike, quand la température passe au-dessous de moins quarante-cinq degrés. Néanmoins, il s’y était risqué. Il avait eu l’accident tant redouté et il était seul.
Si l’homme avait eu un compagnon de route, il n’aurait pas été en péril. Son compagnon aurait construit un autre feu. Mais là, c’était à lui de le reconstruire, et, cette fois, il n’avait pas droit à l’erreur. Même s’il y parvenait, il allait probablement perdre quelques orteils. Ses pieds devaient déjà être sérieusement gelés, et un certain temps allait s’écouler avant que le nouveau feu pût les réchauffer. »


- Paris, Bivouac des Révolutions de Robert Tombs
La commune de 1871

20€
1 exemplaire

De mars à mai 1871, tous les horizons révolutionnaires du XIXe siècle se conjuguent intensément à Paris, ville libre en guerre contre Versailles. La Commune est une révolution unique et utopique, complexe et balbutiante, dans une cité elle-même sans égale, « bivouac de la révolution » (Vallès) qui a subi les travaux d’Haussmann puis le siège prussien.
L’histoire de la Commune est restée longtemps un défi et des générations d’historiens échouèrent à déchiffrer l’énigme de cette révolution dans laquelle Marx voyait un « sphinx qui met l’entendement à rude épreuve ».
Nullement intimidé, l’historien britannique Robert Tombs interpelle le sphinx communard pour écrire l’histoire la plus complète de cette insurrection souveraine. Interrogeant des évidences qui cessent d’être si évidentes, écoutant ce que les communards nous disent, s’interposant avec une élégante distance critique entre les faits et leurs interprétations successives, il nous livre ici une magistrale leçon d’histoire, claire, érudite, et stimulante.

- Les prédateurs du béton de Nicolas de la Casanière
Enquête sur la multinationale Vinci

8€
1 exemplaire

Créé en 2000, Vinci est vite devenu un champion du CAC 40 et l’un des leaders mondiaux du BTP. Autoroutes, parkings, aéroports (dont celui de Notre-Dame-des-Landes), voies ferrées, industrie nucléaire et réseaux d’eaux constituent les marchés de Vinci pour la phase construction et pour l’exploitation. Pour les partenariats public-privé et les grands chantiers, Vinci a constitué avec quelques autres majors une oligarchie très restreinte, surpuissante, imposant son ordre au monde économique et aux collectivités. Vinci incarne le capitalisme moderne avec un discours de façade écolo, une rhétorique bien rodée sur l’humain au cœur de l’entreprise, des œuvres de bienfaisance bien orchestrées. Ce qui n’empêche pas des pratiques de prédateur en profitant des opportunités ouvertes par la crise financière et économique, l’exploitation de la précarité des salariés, les proximités avec le pouvoir et quelques ennuis devant les tribunaux.

- Je n’aime pas la police

7€
0 exemplaire

« Dans un pays où la police parle bien plus de ses droits que de ses devoirs, quel espace de liberté peut bien subsister pour les citoyens ? Ces droits revendiqués par les policiers ne peuvent que signifier, parallèlement, le renoncement à la critique quant à la qualité de leurs activités. Lorsque la parole du policier ne peut être réfutée, c’est toute la liberté d’expression qui se trouve mise en cause […]. Il est nécessaire que des témoins ou des observateurs se fassent entendre. C’est le rôle qu’a tenté de jouer, depuis le printemps 1994, l’Observatoire des libertés publiques et son bulletin mensuel Que fait la Police ? Avons-nous réussi à décrire les aspects malfaisants de la police et à sensibiliser les esprits ? Peut-être pour une minorité. Sans doute pas pour le plus grand nombre. Est-ce une raison pour renoncer ? Sans doute pas ! »
Inlassable contempteur de l’ordre sécuritaire, l’historien et essayiste Maurice Rajsfus, né en 1928, rescapé du Vel d’Hiv, ancien président de Ras’l’Front (1991-1999), revient dans ce court texte sur l’aventure du bulletin Que fait la police ? En guise d’invite à poursuivre.

- Rengainez, on arrive de Mogniss H. Abdallah
Chroniques des luttes contre les crimes racistes ou sécuritaires,
contre la hagra policière et judiciaire (des années 1970 à aujourd’hui)

12€
0 exemplaire

« Rengainez, on arrive ! » – un des cris de ralliement de la marche pour l’Égalité –, souligne les attentes, les dynamiques internes, les acquis et les limites ou contradictions de ces luttes. Sans complaisance donc avec « la part de bluff » propagandiste, ces chroniques entendent renouer avec la pratique militante du bilan autocritique, pointer les apparitions médiatiques spectaculaires mais éphémères, le « travail d’agitation politique sans suite », les analyses générales surdéterminées par une dénonciation incantatoire sans s’attacher aux réalités complexes et aux singularités de chaque situation. Avec comme perspective de creuser des pistes pour constituer des rapports de forces plus favorables dans les combats politiques et judiciaires à venir.

- Tue ton patron saison 2 de Jean-Pierre Levaray

8€
0 exemplaire

On a tous rêvé, un jour, une nuit, de se débarrasser de son patron. Mais ce n’est pas si facile. Alors, si on s’y mettait tous ensemble ? C’est ce que les ouvriers d’une usine fabriquant des composants électroniques pour le secteur automobile mettent en œuvre lorsque le patron veut fermer la boîte. Cela se passe très vite, en quelques heures, à la faveur d’une réunion pour annoncer les licenciements. Mais pour que ce soit rapide et efficace, il faut avoir tout bien préparé. Tue ton patron, premier du genre, racontait l’acte individuel d’un chômeur. Pour ce deuxième opus, c’est le « tous ensemble » qui prévaut. Plus efficace ? Moins noir ? À voir et à lire. Imaginez un monde sans patron…

- Crack Capitalism de John Holloway
33 thèses contre le capital

20€
0 exemplaire

« La révolution ne consiste pas à détruire le capitalisme mais à refuser de le fabriquer. La présenter comme la destruction du capitalisme, c’est partir perdant, c’est ériger un grand monstre en face de nous, si terrifiant que, soit nous renonçons par désespoir, soit nous en concluons que notre seule façon de tuer le monstre est de construire un grand parti avec des dirigeants héroïques qui se sacrifient (et tous ceux autour d’eux) au nom de la révolution. Nous partons à nouveau perdants, cette fois en élaborant une grande fable d’héroïsme, de direction, de sacrifice, d’autorité et de patience, une fable peuplée de saints – Lénine, Trotski, Rosa, Mao, le Che, Marcos ou qui vous voudrez – qui reproduit ce que nous voulons détruire. Présenter la révolution comme la destruction du capitalisme, c’est la mettre à distance de nous, c’est la reporter dans le futur. La question n’est pas dans le futur. Elle se pose ici et maintenant : comment cessons-nous de produire le système par lequel nous détruisons l’humanité ? »

- Grève Générale de Jack London
Traductions revues et corrigées des deux nouvelles South of the slot et The dream of Debs.

8€
0 exemplaire

Dans The Dream of Debs (1909), une nouvelle d’anticipation, Jack London ranime le spectre de la grève générale. Un matin, les notables de San Francisco s’éveillent et se retrouvent confrontés à leur statut d’oisifs : plus de chauffeur, de cuisinier, de femme de ménage… À l’appel du syndicat, les ouvriers ont déclenché une grève interprofessionnelle illimitée. Bientôt, les vivres manquent et la détresse des possédants progresse. Mais l’armée veille au grain. La Révolution attendra…

Autre nouvelle rédigée en 1909, South of the Slot relate la vie de Freddie Drummond, un sociologue conformiste dont l’objet d’étude porte sur le monde ouvrier. Régulièrement, l’habitant des quartiers riches troque son costume pour le bleu de travail et devient « Big Bill », le camionneur syndicaliste. Cette « observation participante » lui permet de rédiger des ouvrages bien-pensants. Mais progressivement, Freddie glisse et se sent mieux dans cette société ouvrière où les rapports sont plus francs, où la solidarité n’est pas un vain mot…

- Les marchands de peur de Mathieu Rigouste
La bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire

8€
3 exemplaires

La peur est un outil politique fondamental pour les classes dominantes. Transformée en marchandise, elle constitue le secteur d’activité d’idéologues organisés pour vendre ces produits aux gouvernements et aux complexes industriels.
En France, la bande à Alain Bauer constitue la manifestation la plus exemplaire de cette collaboration intensive entre éléments de la classe politique, de la police, de l’armée, de l’industrie, de l’Université et des grands médias.
En étudiant cette bande et ses réseaux, leur positionnement dans le champ de la production du contrôle, ce qu’ils disent et font, leur histoire, leurs profits et leurs stratégies, l’auteur met à disposition des cartes et des outils pour attaquer la dimension idéologique des sociétés de contrôle.

- Un steak de Jack London

6€
2 exemplaires

« Il rit avec le plus de conviction possible tandis qu’elle se serrait plus fort contre lui. Par-dessus ses épaules, il regarda la pièce vide. C’était tout ce qu’il possédait au monde, avec un loyer de retard, plus elle et les gosses. Et il quittait tout cela pour aller chercher dans la nuit la nourriture pour sa compagne et ses petits – pas comme le travailleur moderne rejoignant sa corvée machinale mais à la manière animale ancienne, primitive, royale : en se battant pour l’avoir. “Si c’est gagné, c’est trente billets et je peux payer tout ce qu’on doit avec un peu d’argent en plus. Si c’est perdu, j’aurai rien, même pas un penny pour rentrer à la maison en tram”. »

- Travailleurs, vos papiers de Iana Mar

7€
2 exemplaires

« J’ai dit une fois à un flic : "Moi je paye des impôts, l’État vous paye, mais vous m’emmerdez. Ça veut dire que vous travaillez pour moi !" Il a rigolé et a répondu : “C’est les politiques…” On est sans papiers, mais on est des êtres humains. Enlève ta tenue, on est tous pareils, mon frère ! T’es au service de l’État, c’est ça la différence. »

Les grèves des travailleurs sans papiers des dernières années ont été l’occasion d’un renversement de l’argumentation dominante. Ni misérables ni profiteurs, les grévistes clament leur intégration au salariat et révèlent toute la contradiction de leur situation illégale. Soumis aux formes les plus brutales de subordination, les sans-papiers développent une série de tactiques et de résistances dont l’action collective est le prolongement. À l’heure où les conflits sociaux sont mis à mal par une précarisation généralisée du salariat, la lutte de ces « précaires parmi les précaires » peut servir d’enseignement.

- Tue ton patron de Jean-Pierre Levaray

8€
0 exemplaire

« Eh oui, j’ai tué mon patron. Il ne pouvait pas en être autrement. J’avais perdu mes plus belles années entre les murs de son entreprise, j’avais vu quelques copains y mourir, j’y avais usé ma santé, mais ça n’a pas empêché qu’un jour je reçoive ma lettre de licenciement. J’ai fait partie de la dernière charrette. Jeté comme un Kleenex, ni plus ni moins. Le restant de ma vie cassée, vidée. Il fallait bien que quelqu’un paie et je n’ai pas eu de mal à savoir qui. Je suis allé dans son antre, là où il dirige tout. Je l’ai traqué, suivi. J’ai appris à connaître son milieu, à rencontrer son entourage et ses congénères… Et un jour, plutôt une nuit… »

- La force du collectif de Charles Piaget

5€
1 exemplaire

Entretien avec Charles Piaget.
Par le Réseau citoyens résistants.
Lip, grande fabrique de montres à Besançon, vécut en 1973 une lutte exemplaire. Celle-ci déboucha sur une autogestion innovante. Ce conflit fut très médiatisé à l’époque. En revanche, la minutieuse construction du collectif au sein de l’entreprise est peu connue.
Les auteurs
Syndicaliste et porte-parole des Lip, Charles Piaget (né en 1928) a été l’un des principaux acteurs de ces luttes. Il poursuit aujourd’hui encore son combat pour davantage de justice sociale.
Le Réseau citoyens résistants, émanation de CRHA (organisateur du rassemblement annuel des Glières), structuré en groupes locaux, s’investit dans la rédaction d’un projet de société tout en expérimentant une méthode de travail collectif. À la recherche de méthodes démocratiques, il a voulu faire connaître et mettre en valeur l’expérience de Charles Piaget, qui a puisé dans ses souvenirs et ses notes pour nous expliquer ce que peut permettre la force du collectif.

- Manifeste des chômeurs heureux

7€
0 exemplaire

« Chômage » est un mauvais mot, une idée négative, le revers de la médaille du travail. Un chômeur n’est qu’un travailleur sans travail. Ce qui ne dit rien de la personne comme poète, comme flâneur, comme chercheur, comme respirateur. En public, on n’a le droit de parler que du manque de travail. Ce n’est qu’en privé, à l’abri des journalistes, sociologues et autres renifle-merde que l’on se permet de dire ce qu’on a sur le cœur : « Je viens d’être licencié, super ! » « Enfin je vais pouvoir faire la fête tous les soirs, bouffer autre chose que du micro-ondes, câliner sans limites. » Car tous les chômeurs disposent en tout cas d’une chose inestimable : du temps. Voilà qui pourrait constituer une chance historique, la possibilité de mener une vie pleine de sens, de joie et de raison. On peut définir notre but comme une reconquête du temps. Nous sommes donc tout sauf inactifs, alors que la soi-disant « population active » ne peut qu’obéir passivement au destin et aux ordres de ses supérieurs hiérarchiques. Et c’est bien parce que nous sommes actifs que nous n’avons pas le temps de travailler.

- Manuel du guérillero urbain de Carlos Marighela

7€
0 exemplaire

Il y a quarante ans, en juin 1969, le militant communiste brésilien Carlos Marighela rédigea le Manuel du guérillero urbain. Convaincu que seule l’action armée pourrait mettre fin à la dictature militaire au pouvoir depuis le coup d’État de 1964, il livra dans cet opuscule nombre de conseils pratiques à l’attention des ouvriers et étudiants révolutionnaires de son pays. Abattu en novembre 1969, il a payé de sa vie son engagement dans la guérilla urbaine.
Ce texte est un document politique important. Il contredit la théorie du foco, donc du foyer révolutionnaire en milieu rural, conceptualisée par Che Guevara et Régis Debray. Il illustre une certaine vision de la période post-68 et s’inscrit dans un contexte particulier : celui de la radicalisation de certaines franges de la gauche à l’heure de la dénonciation de l’impérialisme et des luttes tiers-mondistes, celui des "années de plomb" et de la lutte armée en Italie, en Allemagne, en Irlande, mais aussi au Proche-Orient et en Amérique du Sud.
Interdit par le ministre de l’Intérieur Raymond Marcellin lors de sa première publication en France sous le titre Pour la libération du Brésil, il fut immédiatement réédité par un collectif de 23 éditeurs (Flammarion, Robert Laffont, Minuit, Maspero, Gallimard, Grasset, etc.).
Dans une longue préface, le sociologue Mathieu Rigouste (auteur de L’Ennemi intérieur, La Découverte, 2009) démontre que le texte a eu une circulation paradoxale : il a en effet inspiré les théoriciens de la contre-guérilla à l’initiative du plan Condor. L’histoire éditoriale saisissante de cet ouvrage est développée en postface.

- No Pasaran de J.B.
Bande dessinée en noir et blanc
.

7€
0 exemplaire

Printemps 2006 dans l’Est parisien, Farid, militant antifasciste radical, est assassiné par des néonazis. Son frère Manu remonte la piste de ses agresseurs pour le venger. Ce faisant, il cherche à y voir plus clair dans la façon dont vivait son cadet…
L’auteur
Dessinateur, J.B participe aux fanzines Barricata, My Way ou Kontagion depuis des années. En tant que batteur, il a joué dans plusieurs groupes, notamment Embuskade et Brixton Cats. Il officie désormais dans BMG. Cette première œuvre dresse le portrait d’une mouvance qu’il connaît bien : la scène punk rock antifasciste et libertaire.

- La petite maison dans la zermi de Thierry Pelletier
Suivi de Tox Academy

10€
2 exemplaires

« Travailleur social enthousiaste pendant près de dix ans, je suis aujourd’hui un chômeur rural pas trop déprimé. Je n’ai plus très envie d’être le kapo bienveillant de mes frères humains. Je me borne à raconter ce que j’ai cru voir et entendre. Je ne vais pas me fatiguer à essayer de démonter les rouages d’un système qui broie des hommes et en sous-paye d’autres, pour maintenir les premiers dans une survie résignée. De toute façon, seuls les imbéciles et les porcs peuvent encore croire à la pérennité d’un tel monde. »
Thierry « Cochran » Pelletier est né à Saint-Maur en 1965, il est l’auteur des Rois du rock (Libertalia, 2013). C’est son expérience d’éducateur aux côtés des toxicomanes et des SDF qu’il raconte ici, dans une gouaille âpre et imagée.

Livres commandés chez Lux Editions

- Georges Orwell de la guerre civile espagnole à 1984

10€
1 exemplaire

Dans un article intitulé « Looking Back on the Spanish War » (Réflexions sur la guerre d’Espagne), rédigé en 1942, George Orwell, qui a participé à la guerre civile espagnole en tant que combattant, a écrit ces quelques phrases qui annoncent presque mot pour mot le monde fictif qu’il a décrit dans son célèbre roman, 1984, publié en 1949 :
« Je me rappelle avoir dit un jour à Arthur Koestler : « L’histoire s’est arrêtée en 1936 », ce à quoi il a immédiatement acquiescé d’un hochement de tête. Nous pensions tous les deux au totalitarisme en général, mais plus particulièrement à la guerre civile espagnole. Tôt dans ma vie, j’ai remarqué qu’aucun événement n’est jamais relaté avec exactitude dans les journaux, mais en Espagne, pour la première fois, j’ai lu des articles de journaux qui n’avaient aucun rapport avec les faits, ni même l’allure d’un mensonge ordinaire. J’ai vu l’histoire rédigée non pas conformément à ce qui s’était réellement passé, mais à ce qui était censé s’être passé selon les diverses « lignes de parti ». Ce genre de choses me terrifie, parce qu’il me donne l’impression que la notion même de vérité objective est en train de disparaître de ce monde. »
Beaucoup de gens connaissent 1984 pour avoir lu le roman ou vu le film qui en a été fait. Peu savent que son inspiration première est la participation d’Orwell à la guerre civile espagnole et la terreur stalinienne qu’il y a découverte.

- L’anarchie expliquée à mon père de Francis et Thomas Déri

10€
0 exemplaire

Qu’est-ce que l’anarchie et que veulent les anarchistes ? Un humaniste curieux et désireux de comprendre interroge son fils, un militant anarchiste qui s’est penché sur le sujet.
Au fil de leur dialogue, les deux hommes remontent aux racines des notions d’anarchie et de démocratie. Ils évoquent certaines figures de l’anarchisme et les différents courants de ce mouvement révolutionnaire, tout en illustrant leurs propos d’exemples tirés du monde d’aujourd’hui. Ensemble, ils analysent la critique anarchiste des grands systèmes de domination – l’État, la religion, le patriarcat, le capitalisme et le racisme – et offrent ainsi une initiation vivante et originale à l’anarchie.

- Petit éloge de l’anarchisme de James Scott

14€
1 exemplaire

Loin d’être un manifeste dogmatique, ce Petit éloge de l’anarchisme célèbre la faculté d’exercer son jugement moral et sa créativité en toute liberté.
À partir d’exemples tirés de la vie quotidienne et de l’histoire, James C. Scott analyse les notions d’autonomie, de dignité, de justice et de résistance. S’en dégage un plaidoyer pour l’insubordination sous toutes ses formes et dans toutes les circonstances – au travail, dans la rue, à l’université et dans les maisons de retraite.
Manuel d’exercices de l’esprit pour voir et agir dans le monde comme un anarchiste, ce livre s’adresse avant tout à ceux qui ne se considèrent pas comme tel. À sa lecture, ils apprendront sans doute qu’ils partagent plusieurs des valeurs défendues par ces « dangereux extrémistes de gauche ». Les libertaires, quant à eux, y redécouvriront l’origine de certaines de leurs convictions.

- Cartographie de l’anarchisme révolutionnaire de Michaël Schmidt

14€
0 exemplaire

Dans les années 1990 et 2000, les militants anti­capitalistes de l’ère postsoviétique ont stupéfait les commentateurs du monde entier en adoptant des idées et des pratiques inspirées de l’anarchisme révolutionnaire, un mouvement prolétaire que beaucoup avaient laissé pour mort sur les barricades de Barcelone en 1939.
Le présent ouvrage réaffirme l’importance historique et la portée planétaire de l’anarchisme organisé, en retraçant sa diffusion au-delà des frontières de l’Europe occidentale et de l’Amérique du Nord, vers l’Amérique latine, les Antilles, le Proche-Orient, l’Asie, l’Océanie et l’Afrique. Il raconte ainsi plus de 150 ans d’histoire d’un mouvement dont le destin a suivi cinq vagues de militantisme ouvrier. L’auteur présente et commente les documents théoriques fondamentaux produits au cours de ces cinq vagues pour tenter de répondre à la question qui s’impose à tous ceux qui aspirent à une véritable démocratie populaire : comment la minorité militante doit-elle se situer par rapport aux masses des ouvriers et des démunis ?

- Manifeste de l’anarchie de Anselme Bellegarrigue

8€
0 exemplaire

Paris, avril 1850. Un jeune homme fait paraître ce qui peut être considéré comme le premier manifeste anarchiste de l’Histoire : L’Anarchie, journal de l’ordre. Anselme Bellegarrigue, qui serait né entre 1820 et 1825 à Toulouse, est le maître d’œuvre de ce journal qui se voulait mensuel et dont deux numéros seulement verront finalement le jour.
On sait peu de choses de ce singulier personnage que fut Anselme Bellegarrigue, sinon qu’il a été l’un des observateurs les plus lucides des lendemains de la révolution française de 1848, et des dangers d’appropriation des pouvoirs du peuple par des représentants élus. Son Manifeste de l’anarchie, publié dans le premier numéro de son journal, constitue un virulent plaidoyer contre la farce électorale, la fourberie des partis politiques, ainsi qu’un vibrant appel à l’abstention généralisée.
Mais ce qui fait de Bellegarrigue un auteur qu’il vaut la peine de lire encore aujourd’hui, c’est sans l’ombre d’un doute sa défense acharnée de la liberté : « Qui donc tremble devant la liberté, si ce n’est la tyrannie ? La liberté menaçante… Ce qui effraye en elle c’est le bruit de ses fers. Dès qu’elle les a rompus, elle n’est plus tumultueuse ; elle est calme et sage. »

- Les chiens ont soif de Normand Baillargeon

14€
0 exemplaire

De toutes les menaces qui pèsent sur la liberté, la plus grande est sans nul doute la perte de l’esprit critique. On en mesure chaque jour l’étendue dans les médias qui, ayant renoncé à cultiver l’opinion publique, préparent et adaptent les consciences aux « nouvelles réalités ». On l’observe également dans les écoles et les universités qui ont bradé leur indépendance, leur mission et leurs valeurs fondamentales, pour se mettre au pas des impératifs économiques. Face à une telle servilité intellectuelle, ce livre constitue une invitation à la trahison.
Avec humour, et sans donner de leçon de morale, Normand Baillargeon en appelle à la responsabilité des intellectuels face aux demi-vérités et aux mensonges politiques. L’auteur du Petit cours d’autodéfense intellectuelle propose finalement des modèles alternatifs qui sont tout à la fois attirants, réalistes et mobilisateurs. À ce propos, l’auteur puise dans la riche tradition libertaire, qui a notamment inspiré Michael Albert et Robin Hahnel dans leur élaboration du modèle de l’économie participative (Écopar).
Avec Les chiens ont soif, c’est à une lutte acharnée contre le cynisme que nous convie l’auteur.

- L’anarchie de Malatesta

5€
0 exemplaire

Il s’agit d’en finir avec la seule initiative d’un petit nombre de personnes qui entraîne nécessairement l’oppression de tous les autres.
« Ayant vécu enchaîné depuis sa naissance et étant l’héritier d’une longue série d’esclaves, l’homme a cru, quand il a commencé à penser, que l’esclavage était la caractéristique même de la vie, et la liberté lui est apparue comme étant chose impossible. De la même façon, contraint depuis des siècles et donc habitué à attendre du patron le travail, c’est-à-dire le pain, et à voir sa propre vie perpétuellement à la merci de celui qui possède la terre et le capital, le travailleur a fini par croire que c’est le patron qui lui permet de manger et il se demande naïvement comment il pourrait vivre si les maîtres n’existaient pas. » — E.M.

- les blacks blocs de Francis Déri

5.80€
0 exemplaire

Apparue à Berlin-Ouest au début des années 1980, fréquemment employée après le Sommet de l’OMC à Seattle en 1999, la tactique du black bloc connaît un nouvel essor depuis 2010. Des black blocs ont pris la rue lors des manifestations contre le G20 à Toronto, lors du Printemps arabe, pendant le mouvement Occupy et celui des Indignés, lors des récentes grèves étudiantes au Québec, de la campagne contre la vie chère au Brésil, etc.
Cagoulés, vêtus de noir et s’attaquant souvent aux symboles du capitalisme et de l’État, les black blocs sont présentés par les voix dominantes au mieux comme des « casseurs » apolitiques s’adonnant à la destruction par pure jouissance du chaos, au pire comme de dangereux « terroristes ».
Ce livre, paru pour la première fois en 2003 et dont la présente édition offre une mise à jour, sera utile à qui veut comprendre l’origine de ce phénomène, sa dynamique et ses objectifs. Alliant observations de terrain, entretiens avec des militants et réflexion éthique et politique, Francis Dupuis-Déri inscrit les black blocs dans la tradition anarchiste de l’action directe.

Livres commandés chez Talents Hauts (jeunesse)

- Oops et Ohlala vont au parc de Mellow / Amélie Graux

5.80€
0 exemplaire

Les aventures de deux personnages attachants, tout en rondeur et en facéties, qui vivent le quotidien des tout-petits, leurs premières découvertes, leurs grandes joies et leurs petites bêtises dans l’univers coloré et tendre d’Amélie Graux.
Un format adapté aux mains des tout-petits et un papier indéchirable.
Oops et Ohlala vont au parc : ils donnent tous leurs biscuits aux canards, provoquent un bouchon sur le toboggan – oops ! - et s’envolent de la balançoire, oh là là !

- Abeba et le roi vorace de Agnès Laroche

7€
0 exemplaire

Un matin, une nuée de criquets s’abat sur le village d’Abeba. Le roi Boubakar, vautré dans ses coussins, occupé toute la journée à s’empiffrer, ordonne aux femmes de les chasser avant qu’ils ne ravagent les cultures. Les hommes, eux, ne s’abaissent pas à chasser de si petites bêtes. Abeba trouve la solution et met fin du même coup à l’abus de pouvoir du roi vorace.

- Je veux un zizi de Lætitia Lesaffre

11.70€
1 exemplaire

Le dialogue entre une petite fille qui veut un zizi pour pouvoir faire plein de boucan, gagner à la bagarre, être élue Père Noël et bricoler et un petit garçon qui préfère cuisiner, être le Petit Chaperon rouge et aimerait avoir un bébé dans son ventre.
Un texte drôle et doux illustré par des dessins tendres et poétiques.

- La princesse et le dragon de Robert Munsch / Michael Martchenko

11.70€
0 exemplaire

La princesse Elisabeth est belle et vit dans un château. Elle doit épouser le prince Ronald jusqu’au jour où un dragon détruit son château, brûle sa jolie robe et emporte le prince. Mais Elisabeth décide de poursuivre le dragon et de sauver Ronald...

- Rosalie et les princesses roses de Raquel Dìaz Reguera

12.70€
0 exemplaire

Rosalie en a assez d’être une princesse rose. Elle va interroger tout le royaume et convaincre chacun, roi, reine, fée et conseillers, que les filles ne sont pas des fleurs fragiles et peuvent tout faire comme les garçons. Mais alors pourquoi les petites filles veulent-elles toujours être des princesses roses ?

- La catcheuse et le danseur de Estelle Spagnol

11.70€
0 exemplaire

Bonnie aime beaucoup de choses, notamment faire du catch. Kim vient de loin et rêve d’être danseur. Les deux amis montent un grand spectacle de catch et de danse, et leurs talents font école. Un éloge de la différence illustrée avec une patte personnelle et fantasque.

- La révolte des cocottes de Adèle Tariel / Céline Riffard

11.70€
0 exemplaire

Les poules en ont assez d’être les seules à nettoyer le nid et à couver pendant qu’Hadoc le coq et les poulets fanfaronnent et se reposent. Menées par Charlotte, elles manifestent, couvrent le chant du coq de leurs caquètements et font la grève des ailes jusqu’à ce que ça change.

-  La poupée d’Auguste de Charlotte Zolotow / Clothilde Delacroix

12.50€
1 exemplaire

Auguste rêve d’une poupée. Son frère et ses copains se moquent de lui et son père lui offre force trains électriques et ballons de basket. Auguste joue à ces jeux de garçons, et continue de rêver à sa poupée. Un jour sa grand-mère lui rend visite.

- Histoire de Genre de la classe gagnante du concours « Lire égaux » 2010 / Peggy Nille

7€
0 exemplaire

Moi, je suis du genre de celle qui pourrait être une princesse charmante qui viendrait réveiller un beau au bois dormant. Moi, je suis du genre de celui qui pourrait être peintre pour colorier le soleil en rose ; ainsi les garçons et les filles naîtraient dans des choux roses. Moi, je suis du genre de celui qui pourrait être sage-homme pour faire naître les bébés poissons...

- La chanson de Tsira de Jean-Marie Robillard, ill. Yasmine Gateau

7€
0 exemplaire

C’était il y a bien longtemps... En plein désert, une toute jeune fille, presque une enfant, est tombée morte aux pieds de Barama après lui avoir tendu un bébé, en murmurant « Tsira ». Tsira grandit. Une nuit de tempête de sable, l’histoire de sa mère lui est révélée en rêve. Mariée de force à treize ans, Mira s’est enfuie dans le désert pour la protéger. Le destin d’une femme mariée de force au temps des Mille et Une Nuits.

- Le mystère de la chambre noire de Serge Rubin

8€
0 exemplaire

1908, M. Baudry et son fils Clément, forains montreurs de cinématographe, arrivent dans la petite station balnéaire de La Barre de Monts en Vendée.
Jeanne, fascinée par cette invention, n’hésite pas à braver l’interdit de son père et s’échappe à vélo pour assister à une représentation. Elle accepte même d’être filmée main dans la main sur la plage avec Clément par M. Baudry, pionnier de la réalisation. Mais ce dernier est retrouvé apparemment assassiné dans sa chambre pourtant fermée à clé.
Audacieuse, Jeanne va guider Clément dans les passages secrets du marais vendéen et résoudre le mystère de la chambre noire.

- La volte de Yann Fastier

12.70€
0 exemplaire

Dotchin, héritière du royaume de Gurban,arrive tout armée dans la classe de Mink, fille d’un conducteur de volte. L’amitié entre les deux filles prend un tour plus charnel et Mink s’engage corps et âme dans la bagarre pour sauver sa princesse des sbires à la solde de son frère, l’héritier incompétent du royaume.
Leur fuite à travers les magnifiques paysages d’une contrée en pleine mutation est riche en rebondissements dramatiques ou cocasses.

- Touche pas à ma mère d’Hervé Mestron

7€
1 exemplaire

Un jour, Cécile voit un bleu sur la tempe de sa mère qui prétexte s’être cognée dans une étagère. Cécile raconte ses soupçons qui alternent avec les marques de tendresse du nouveau compagnon de sa mère, Sébastien, la tristesse de sa mère et son isolement progressif. Jusqu’au jour où, sous les yeux de Cécile, Sébastien va trop loin.

- Coup de talon de Sylvie Deshors

7€
1 exemplaire

Il y a quelques semaines, Laure a été agressée dans le métro : insultes sexistes, attouchements, menaces. Sa sœur, Lucie a assistée, impuissante, à la scène. Se sentant humiliée, Laure lui fait promettre de ne rien dire et se replie de plus en plus sur elle-même, n’allant plus en cours de plongée, se cachant dans des vêtements informes, se coupant de ses amis. Même Lucie lui semble ennemie.
Va-t-elle réussir à donner le coup de talon nécessaire pour refaire surface ?

- Hors de moi de Florence Hinckel

9€
0 exemplaire

Sophie vit dans le souvenir ardent de la nuit d’été qu’elle a passée avec un garçon dont elle ignore jusqu’au prénom. Elle ferme son esprit à la réalité qui l’entoure pour être au plus près de ce souvenir. Tout cela s’écroule lorsqu’elle découvre qu’elle est enceinte de cinq mois. Lentement, elle va mûrir le choix difficile de son avenir.
L’histoire de la mère de Léo, le héros de L’été où je suis né (Gallimard), 15 ans avant.

- Vibrations de Raphaële Frier

7€
1 exemplaire

Clara est amoureuse du beau Sylvain et accro à son portable qui vibre souvent des SMS du jeune homme. Un jour, par erreur, Clara emporte le téléphone de son petit ami et découvre parmi ses photos une vidéo qu’il a tourné avec ses potes. Il s’agit d’une scène de maltraitance et d’humiliation raciste à l’encontre d’Hakim, l’ami d’enfance de Clara...

- Ma métamorphose - Joséphine de Florence Hinckel

9.10€
0 exemplaire

C’est la rentrée. Joséphine retrouve sa bande dans le bus de la ligne 15. Jo a pris une grande décision : elle va sortir avec un garçon. Après plusieurs émois et tentatives, elle réalise qu’elle éprouve des sentiments pour son ami Corentin. Est-ce partagé ?

- Des filles dans l’équipe

7€
0 exemplaire

Cette année, pour le championnat de football des CE2, une nouveauté dans le règlement fait bondir les garçons : chaque équipe devra comporter au moins deux filles. Énervées par les moqueries des garçons, les filles vont trouver la parade en montant une équipe 100% féminine.

- La compet

7€
0 exemplaire

Ludovic n’aime pas le judo, mais il en fait quand même pour faire plaisir à son père. Ce dimanche, il participe à une « compétition importante », avec sa copine Clémentine. Va-t-il réussir à avouer à son père qu’il veut arrêter le judo ?

- La joue bleue

7€
1 exemplaire

Cette histoire se passe à l’aube de l’humanité. Homo sacrin sacrin décide de prendre Femme. Il l’emporte dans sa caverne et part chasser le mammouth, la laissant étriper le poisson. Ensemble ils vont avoir un fils. Homo sacrin sacrin est gentil avec Femme, de temps en temps. Mais de temps en temps, il tape dessus. Un jour Femme se met debout en tremblant, dit juste : NON ! et s’enfuit avec son fils. Ils sont recueillis par les Sava sava avec qui ils vont réapprendre à vivre.
Un sujet grave traité avec délicatesse et poésie.

- Perce Neige et les 3 ogresses

16.50€
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Perce-Neige n’était pas un prince comme les autres, il était beau et délicat et refusait de se battre, à la grande honte de son père, qui l’envoya à la mort. Dans la forêt, le jeune prince fut recueilli par trois ogresses. Le roi pourtant, le retrouva et, fou de colère, lui jeta des mots meurtriers. Des années plus tard, une princesse qui avait parcouru les mers et les déserts découvrit le prince sans vie.

- Inès la piratesse

7€
0 exemplaire

Voici l’histoire d’Inès la Piratesse, reine des océans. Fille, petite-fille et arrière-petite-fille des plus cruels pirates que la mer ait portés depuis l’aube des temps. Descendante directe du célèbre Jack Pattenbois et de Joséphine Crochet. Sur le pont de son navire, Inès la Piratesse donne ses ordres d’une voix aussi tranchante que son sabre. Les femmes de son équipage obéissent sans discuter.

Commande chez le diffuseur Hobo Diffusion

- Qu’est-ce que l’anarchisme d’Alexandre Berkman

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14€

Une des premières et meilleures explications de ce qu’est l’anarchisme par un de ses activistes et intellectuels les plus renommés. Dans un langage clair, Alexander Berkman dénonce les grands maux de la société : travail salarié, gouvernement, guerre, religion, etc. Il montre comment le capitalisme et ses institutions d’oppression trouvent leur cohérence et endorment les consciences des populations qui les acceptent. Il expose les grands principes de l’anarchisme et décrit de manière rigoureuse le fonctionnement économique et politique d’une société libertaire. Ce livre permet à toutes et à tous de se faire une idée sérieuse et globale du pourquoi et du comment de l’anarchisme.

- Elf la pompe à fric de Nicolas Lambert

10€
0 exemplaire

Elf, la pompe Afrique est à l’origine une pièce de théâtre extrêmement documentée sur l’affaire Elf, écrite à partir des vraies paroles des principaux protagonistes de ce scandale politico-financier qui a éclaté au milieu des années 1990 et auquel sont mêlés dirigeants du géant pétrolier, politiciens de premier rang et hommes d’affaires véreux.
Huit ans d’instruction, quatre mois d’audience au Palais de justice de Paris et trente-sept prévenus. À l’arrivée, une douzaine de personnages qui nous permettent d’entrevoir l’envers du décor républicain, de de Gaulle à nos jours. Certains passent aux aveux, révélant comment circulent les valises de billets entre de grandes sociétés françaises et des hommes ou des partis politiques, comment se servent de grands commis de l’État et comment d’anciennes colonies sont restées dans le giron français. Tragédie, comédie... Les deux, mon Général !
Voici le texte intégral de la pièce enrichi d’un préface de François-Xavier Verschave, de compléments d’informations, de portraits et d’une chronologie. Bref, de tout ce qu’il faut pour que la Françafrique ne s’en remette pas.

- Résistances Irakiennes Coordonné par Nicolas Dessaux
Contre l’occupation, l’islamisme et le capitalisme

10€
0 exemplaire

Dans un Irak déchiré par l’occupation militaire et la guerre civile, des hommes et des femmes, arabes et kurdes, athées et croyants, sunnites et chiites, chômeurs, ouvriers, syndicalistes et féministes cherchent à sortir du chaos. Menacés par les islamistes, persécutés par les nationalistes, emprisonnés par les troupes d’occupation, ils tentent de répondre à ces questions : comment combattre l’impérialisme américain sans poser de bombes ? Quelles stratégies adopter pour empêcher la guerre civile de se propager dans les quartiers ? Comment défendre les droits des femmes alors que les islamistes participent au gouvernement et tiennent la rue ? Quelles luttes sociales mener pour défendre l’égalité et les droits des salariés ? Ce livre leur donne la parole. Ces neuf entretiens nous font découvrir cette autre résistance, résolument laïque, féministe et anticapitaliste qu’Al-Qaida considère « plus dangereuse que le Mossad ».

- Le déserteur de Maurienne

10€
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Le Déserteur relate l’itinéraire intellectuel et affectif d’un « refus » pendant la guerre d’Algérie. Fils de résistant, l’auteur n’accepte pas d’être partie prenante dans l’oppression d’un autre peuple. Ce livre est emblématique parce qu’il fut le premier à expliquer et à justifier la désertion pendant la guerre d’Algérie. Publié aux éditions de Minuit en 1960, il fut aussitôt interdit et saisi, avant d’écoper d’un procès. Mais le milieu étudiant le diffusa largement sous le manteau. Cet ouvrage participa au développement du mouvement Jeune Résistance qui engendra par la suite ce qu’on appellera « le gauchisme ». Il est à la charnière du « trahir les traîtres » (thème de Nizan très brûlant à l’époque) et de l’espoir tiers-mondiste (reconverti aujourd’hui en « altermondialisme »).

- Angry Brigade de Servando Rocha
Contre-culture et luttes explosives en Angleterre (1968-1972)

18€
2 exemplaires

Le vent de liberté qui a soufflé partout dans le monde en 1968 est vite retombé. Le mode de vie hippie est récupéré et transformé en marchandise tandis que la violence et le nihilisme du mouvement punk se profilent. Dans ce contexte émerge en Angleterre une nébuleuse connue sous le nom de Angry Brigade.
Influencés par les écrits de Debord, par les antifranquistes qui sévissent dans toute l’Europe ou par des films tels Butch Cassidy et le Kid, ces jeunes Anglais expérimentent des formes d’agitation politique radicales : détruire des locaux symboles du pouvoir – domicile du chef de la police, de patrons, bureaux de recrutement de l’armée ou même un camion de retransmission du concours de Miss Monde –, ou mitrailler des façades d’immeubles liés à des intérêts espagnols, de banques ou d’ambassades.
La Angry Brigade n’est jamais tombée dans les dérives sectaires des groupuscules armés. Et pour cause : ses membres ne sont pas entrés en clandestinité et n’ont jamais abandonné leurs activités sociales et politiques, farouchement antiautoritaires.
Ils participent de l’effervescence d’une galaxie contestataire que ce livre décrit en détail. Du groupuscule situationniste King Mob aux magazines Oz et Frendz, des groupes de rock Pink Fairies et autres Hawkwind au carnaval de Notting Hill, en passant par le mouvement des squats ou celui contre la guerre du Vietnam, c’est toute une époque qui bouillonne. Et qui de temps en temps explose.

- Le goût de l’émeute de Anne Steiner
Manifestations et violences de rue dans Paris et sa banlieue à la « Belle Époque »

17€
0 exemplaire

Malgré la poussée de la gauche aux élections législatives de 1906, les conflits sociaux se multiplient, impulsés par une CGT acquise au syndicalisme révolutionnaire. Entre 1908 et 1910, Paris et sa banlieue sont le théâtre de manifestations violentes rassemblant des milliers de participants que le sentiment d’injustice et d’impuissance face à la répression transforme en émeutiers. Ils attaquent des bâtiments, saccagent le mobilier urbain, brûlent trams et bus, élèvent des barricades et tirent sur les policiers à coups de browning.
À l’origine de ces explosions de colère, il y a des morts. Le 2 juin 1908, deux terrassiers grévistes de Draveil sont abattus par la gendarmerie. En octobre 1909, en Espagne, le pédagogue libertaire Francisco Ferrer est fusillé dans les fossés de Montjuich après une parodie de procès. En juin 1910, l’anarchiste Henri Cler est frappé à mort par un policier devant le quartier général des ébénistes en grève du faubourg Saint-Antoine. En juillet de la même année, des milliers de Parisiens se massent autour de la guillotine pour empêcher l’exécution du jeune cordonnier Liabeuf. Au printemps 1909, les boutonniers de Méru, engagés dans un long conflit, saccagent les demeures et les fabriques des patrons les plus haïs.
Ce livre raconte ces événements et dresse le portrait de ces foules sensibles et inflammables, versatiles parfois, courageuses toujours, affrontant avec des armes improvisées ou à mains nues les dragons casqués et montés envoyés pour les mater.

- Weather Underground de Dan Berger
Histoire explosive du plus célèbre groupe radical américain

24€
0 exemplaire

« Faisons la guerre chez nous ! » est le mot d’ordre lancé par le Weather underground à la fin des années 1960. Ce groupe d’étudiants issus de la middle class américaine, révoltés par la guerre du Viêt-nam et galvanisés par les luttes des Black Panthers décide de prendre les armes pour renverser le gouvernement. Leurs attentats contre le Capitole, le Pentagone, le département d’état, le FBI et leur spectaculaire libération de prison de Timothy Leary, le pape du LSD, les placent en tête des ennemis de l’état. Clandestins, pourchassés de toute part durant dix ans, la plupart de ses membres finiront par se rendre – certains sont encore en prison aujourd’hui.
Ce livre, fruit d’un travail de recherche minutieux et inédit et de nombreux entretiens avec d’anciens Weathermen, nous plonge dans l’histoire tumultueuse de ce groupe armé révolutionnaire. Il retrace la vie de ses membres, nous décrit leur quotidien de clandestins, détaille leurs objectifs politiques et dévoile leur stratégie militaire.
Il porte un regard distancié et parfois critique sur leur action et sur ces années de feu où tout paraissait possible, y compris qu’une poignée d’activistes déterminés attaque l’impérialisme là où il se croyait invulnérable.

- Histoire désordonnée du MIL d’André Cortade

9€
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Le MIL de 1973 (Mouvement ibérique de libération, ou 1000) reprend l’expérience là où les révolutionnaires espagnols de mai 1937 l’avaient provisoirement laissée.
Il agit essentiellement dans un triangle Barcelone-Perpignan-Toulouse. La vie du MIL est faite de réseaux, de brochures distribuées sous le manteau, d’expropriations de banques pour alimenter les caisses de grève, de passages clandestins de frontières… S’y ajoute une longue pratique de l’illégalité, devenue chez les Espagnols une seconde nature. On a souvent réduit le MIL à une activité quasi-terroriste, ou aux seules luttes de soutien à ses prisonniers menées à partir de 1973 – dont le plus connu est Salvador Puig Antich. On ne s’est pas livré au moindre examen critique, ce à quoi cet ouvrage s’emploie en mettant en perspective des textes internes et externes, en fournissant une chronologie détaillée et une bibliographie complète.

- L’horreur managériale d’Étienne Rodin
Gérer, instrumentaliser, détruire

10€
0 exemplaire

Le management, cette technologie sociale érigée en discipline scientifique par les « gourous » du rendement, coachs, consultants et autres penseurs des organisations, serait la manière la plus efficace de gérer des individus et des projets pour atteindre des objectifs. Entendez plutôt : comment obtenir toujours plus avec toujours moins de moyens.
Avatar de l’économisme, c’est-à-dire de l’économie pensée comme finalité de l’activité humaine, le management entend faire de l’homme une ressource qui doit être rentabilisée le plus possible, et ce dans tous les domaines. Il s’agit de tout étudier, tout formaliser, tout programmer, tout vérifier, au nom de l’anticipation permanente, du contrôle et de l’évaluation, de la qualité et de la performance.
Le management est une discipline – au sens disciplinaire du terme – médiocre et subtile à la fois. Médiocre car elle tente d’opérer une réduction anthropologique qui ferait de nous, corps et âmes, les instruments du profit édifié en principe existentiel. Subtile car elle est aussi bien capable de nous susurrer des mots doux que de nous presser comme des citrons, sous prétexte de favoriser notre réussite, et même notre « bonheur ».

- Contre les publicités sexistes de Sophie Pietrucci, Chris Vientiane et Aude Vincent

13€
0 exemplaire

La publicité exploite le corps des femmes pour susciter du désir, générer de l’envie, exacerber les frustrations et rendre le produit à vendre attirant. Soumise aux normes aliénantes d’une beauté stéréotypée, symbole du plaisir sexuel, ou encensant la ménagère passive cantonnée dans sa cuisine, l’image des femmes n’a jamais été autant instrumentalisée. Omniprésentes et conçues pour marquer les esprits, ces représentations modèlent notre imaginaire et participent à la construction des normes de genre : d’un côté, la féminité associée à la jeunesse, à la beauté et à la maternité et, de l’autre, la virilité à la force, à la puissance et à l’action. Loin d’être un art, tout sauf inoffensive – c’est-à-dire perçue au second degré par des consommateurs responsables –, la publicité véhicule les pires clichés sexistes et renforce la domination patriarcale.

- Footafric de Ronan David, Fabien Lebrun, Patrick Vassort
Coupe du monde, capitalisme et néocolonialisme

11€
1 exemplaire

La Coupe du monde de football 2010 se déroule dans le pays de Nelson Mandela et de l’apartheid. Le mythe de la réconciliation et de la naissance de la nation « arc-en-ciel » a fait long feu et aujourd’hui l’Afrique du Sud plonge dans la violence, la ségrégation sociale, la prostitution et le sida. Présentée comme une chance pour le pays, la Coupe du monde permet la militarisation de l’espace et l’occidentalisation forcée de l’économie tout en organisant le pillage des fonds publics au profit des grandes sociétés capitalistes. Dans ce développement de la « globalisation » économique qui vise à l’institutionnalisation d’un néocolonialisme, la Coupe du monde en Afrique du Sud est plus que jamais l’opium du peuple des townships, l’outil essentiel de son exploitation. Une nouvelle fois, le football, qui participe du processus de production capitaliste, se révèle être l’appareil de domination, de contrôle et d’aliénation des peuples. C’est l’éternelle histoire du foot à fric.

- Contre les jouets sexistes

12€
0 exemplaire

Aux petites filles les dînettes, les poupons, les Barbie, les robes de princesse et les machines à laver miniatures… Comme maman !
Aux petits garçons les ateliers de bricolage, les personnages musclés et guerriers, les jeux de conquête… Comme papa ? Non, plus viril que papa !
Pourquoi trouve-t-on des pages bleues et des pages roses dans les catalogues de jouets ? Pourquoi les petits garçons s’imaginent-ils journalistes, pilotes de course, cosmonautes ou aviateurs tandis que les petites filles disent simplement rêver… d’une maison ? Des associations antisexistes (Mix-cité, le Collectif contre le publisexisme) prennent la parole dans cet ouvrage ambitieux et percutant, qui révèle l’ampleur de la discrimination sexiste que subissent les enfants et la manière dont se construisent le masculin et le féminin au travers des jouets et de leurs usages. Fruit de réflexions et d’expériences de lutte et de travail aussi bien individuelles (parents, instituteurs-trices, éducateurs-trices, etc.) que collectives (animation d’une campagne contre les jouets sexistes durant la période de Noël), ce livre propose des pistes pour combattre et faire reculer le sexisme au quotidien dès le plus jeune âge.

- Scottsboro Alabama de Lin Shi Khan et Tony Perez
De l’esclavage à la révolution

20€
1 exemplaire

1931, Scottsboro, Alabama : neuf jeunes Noirs sont injus-tement accusés d’avoir violé deux femmes blanches à bord d’un train de marchandises. Arrêtés et condamnés en quatre jours, huit d’entre eux risquent la chaise électrique.
Ce recueil de 118 linogravures offre un point de vue inédit sur la bataille juridique et politique pour leur défense, l’une des plus célèbres de toute l’histoire américaine. Au-delà d’une simple dénonciation du racisme en vigueur dans le Sud des États-Unis, les auteurs ont voulu inscrire cet épisode dans le temps long de l’histoire de l’esclavage, et transformer ainsi le combat en faveur des « neuf de Scottsboro » en une lutte plus large pour la construction d’une société communiste.
Document rare sur la lutte des classes et les combats pour l’égalité raciale dans l’Amérique des années 1930, tout autant qu’œuvre graphique exceptionnelle, ces gravures réalisées à Seattle en 1935 ont été éditées aux États-Unis pour la première fois en 2002.

- Gravures rebelles de Frans Masereel, Lynd Ward, Giacomo Patri, Laurence Hyde
4 romans graphiques

34€
0 exemplaire

Les quatre histoires sans paroles que regroupe ce livre ont été créées par quatre célèbres artistes de la première moitié du XXe siècle. Ces gravures, d’une rare intensité, reflètent le climat politique et social de l’époque : la grande dépression, les injustices sociales, les luttes de la classe ouvrière, la guerre et la peur des armes de destruction massive. Ce testament de leur rôle de « témoins graphiques » montre la fécondité du rapport de l’art et de la politique dans ces moments de fièvre de l’histoire. Une longue introduction décrit les techniques et les outils qu’ils utilisaient et retrace le parcours de ces graveurs rebelles.

- Actualité de Bakounine 1814-2014

10€
0 exemplaire

Deux siècles après sa naissance, moins d’un siècle et demi après sa mort, la vie et les idées de Michel Bakounine (1814-1876) sont encore riches d’enseignement en ce début de XXIe siècle. C’est ce que veulent démontrer les différentes contributions de ce livre.
Le débat posé par Bakounine et ses partisans reste encore d’actualité dans la mesure où, de nos jours, il n’y a jamais eu autant d’usines, d’ouvriers, de salariés, de travailleurs de la terre, d’employés, de précaires et de chômeurs dans le monde. Le capitalisme agricole et industriel, soutenu par la finance, est omnipotent. Les États n’ont jamais été aussi puissants, et écrasants.
Mais la conscience de classe n’est pas à la hauteur, et l’internationalisme défaille. La pensée de Bakounine donne des pistes pour retrouver le fil émancipateur. Sept auteurs exposent son actualité dans différents domaines : le militantisme (Frank Mintz), l’analyse politique (René Berthier), le syndicalisme (Maurizio Antonioli), le nationalisme (Gaetano Manfredonia), la religion (Jean-Christophe Angaut), la géopolitique (Philippe Pelletier) et la philosophie politique (Philippe Corcuff).

- Apprendre à désobéir de Biberfeld Laurence, Chambat Grégory
Petite histoire de l’école qui résiste

10€
0 exemplaire

Enseigner la désobéissance, c’est remettre en question toutes les dominations, c’est créer l’espace où s’exercera une souveraineté qui n’est pas celle de l’isoloir, mais qui se vit dans la rue, à l’usine, au bureau, dans la famille, etc.
Mais est-ce que la liberté peut s’enseigner ?
Ce livre nous affirme que préparer des humains à l’autonomie, à l’égalité, à un monde délivré de toute oppression ne saurait se faire au moyen de l’autorité. Au contraire, non-directivité et exercice précoce de la responsabilité personnelle seront privilégiés par la pratique de la coopération concrète. Enseigner la désobéissance, c’est “faire l’école” pour la liberté.

Barcelone contre ses habitants de Chris Ealham
1835-1937, quartiers ouvriers de la révolution

11€
1 exemplaire

Dès 1830, Barcelone connut une expansion urbaine donnant naissance à une nouvelle zone de la ville, le quartier chinois. Ce quartier, sans aucun immigré chinois, avait la réputation d’être le concentré des vices de la plèbe. Chris Ealham, historien anglais, démontre à quel point il s’agissait là d’une construction politique de l’élite barcelonaise, profondément inquiétée par les « classes dangereuses ».
Alors que les conservateurs, de droite ou de gauche, présentèrent la révolution de 1936 à travers le mythe de « la foule enragée », des comités de quartiers nés des barricades, fondés sur le partage et l’auto-organisation ouvrière étaient porteurs d’un projet urbanistique révolutionnaire.
En replaçant l’urbanisme comme lutte permanente entre l’élite et la classe ouvrière, Chris Ealham nous livre une analyse brillante pour appréhender différemment la plus importante tentative anarchiste.

- Dieu et l’État de Bakounine

4€
0 exemplaire

Prêtres, monarques, hommes d’État, hommes de guerre, financiers publics et privés, fonctionnaires de toutes sortes, policiers, gendarmes, geôliers et bourreaux, capitalistes, pressureurs, entrepreneurs et propriétaires, avocats, économistes, politiciens de toutes les couleurs, jusqu’au dernier vendeur d’épices, tous répéteront à l’unisson ces paroles de Voltaire : "Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer." Car, vous comprenez, "il faut une religion pour le peuple". C’est la soupape de sûreté.

- En exil chez les hommes de Malcolm Menzies

18.30€
1 exemplaire

Malcolm Menzies, auteur de Makhno, une épopée. Le soulèvement anarchiste en Ukraine, 1918–1921 (publié chez Belfond en 1972), après plusieurs années de recherches minutieuses, fait revivre ce qu’Alain Pessin a analysé comme la Rêverie anarchiste, ici le milieu parisien des compagnons du journal l’anarchie, et la parabole désespérée du rebelle Jules Bonnot. Fatalité et volonté se heurtent pour mieux se réunir dans ce roman, évocation fidèle de l’histoire des « bandits tragiques » qui bouleversa la France de 1912.

- L’anarcho-syndicalisme et l’organisation de la classe ouvrière
de René Berthier

12.20€
1 exemplaire

L’anarcho-syndicalisme n’est pas un mouvement sans doctrine. Il constitue dans une large mesure un retour aux principes bakouniniens. Force importante entre les deux guerres, sa disparition de la scène internationale n’est pas tant due à son incapacité à s’adapter à l’évolution de la société capitaliste qu’à son extermination physique par le fascisme et le stalinisme.
La modernité fournit des atouts considérables au mouvement s’il se montre capable d’en tirer parti. Cela implique, là encore, l’exigence d’une réflexion nouvelle sur la notion de travail productif, qui ne peut plus se limiter aux critères élaborés par les penseurs socialistes du siècle dernier, et sur la fonction du travail dans la société d’aujourd’hui.

- L’école FERRER de Lausanne de Jean Wintch, Charles Heimberg

8.20€
1 exemplaire

De 1910 à 1919, l’École Ferrer de Lausanne a offert à des enfants d’ouvriers un lieu où ils n’acquièrent pas « le savoir inutile » dispensé dans les écoles publiques, où ils ne font pas « l’apprentissage de la docilité ». Sa caractéristique a été « d’unir l’atelier à l’école, de faire collaborer parents, instituteurs, ouvriers et enfants, de préparer ces derniers à la vie qu’ils mèneront probablement, en évitant autant que possible le verbalisme, en exaltant leur curiosité et leur joie dans les recherches, en organisant les leçons souvent hors des murs de la classe, dans la réalité, là où se passe la vie ».

La bibliothèque anarchiste de Michaël et Philippe Parraire, Michel Baudouin
+ 1 CD audio

7.10€
1 exemplaire

Il est temps de retrouver le plaisir de lire. Non pas pour s’isoler dans la méditation ou chercher on ne sait quelle irremplaçable intériorité. Il y a d’autres livres pour cela. Lire pour renouer avec les textes des fondateurs de la pensée libertaire qui furent tous des révolutionnaires dans l’action et qui ont beaucoup à nous dire sur la situation actuelle. Lire. donc. pour recommencer à réfléchir sur ce qu’on pourrait bien faire. après avoir lu et écouté ce que ces "grands anciens" ont fait. Écouter, lire pour agir. C’est le programme que vous propose la Bibliothèque Anarchiste.
Dans ce livre et dans le CD MP3 sont présentés et commentés les textes suivants : Le Sabotage et L’Action directe d’Emile Pouget, La Morale anarchiste de Pierre Kropotkine, Évolution et révolution d’Elisée Reclus, Solution du problème social de Pierre-Joseph Proudhon, Idées sur l’organisation sociale de James Guillaume, Notre Programme de Michel Bakounine, Articles politiques d’Errico Malatesta, La Société mourante et l’anarchie de Jean Grave et Prise de possession de Louise Michel.

- La bande à Bonnot de Benoît Ladarre

6.10€
2 exemplaires

J’ai écrit ce texte à la demande d’un ami, Nicolas Corato, qui me proposa de participer à un recueil de nouvelles qui présentaient certaines grandes figures criminelles de l’histoire de France. Mes affinités me portèrent très vite à choisir deux personnages haut en couleurs, héros emblématiques de la cause anarchiste : Ravachol et Bonnot.
J’avoue avoir pris plus de plaisir à écrire sur Bonnot et sa bande à partir des nombreux textes collectés, et notamment des Mémoires de Garnier, choisissant ce dernier comme narrateur de cette aventure extraordinaire qui défraya la chronique à la veille de la première guerre mondiale. Je suis parti d’extraits de ses mémoires que j’ai complétées en prenant la liberté de les modifier pour les fondre dans une écriture inspirée du parler "apache" de l’époque. Ma jubilation tint en grande partie au travail que je consacrais à imaginer cette langue riche et croustillante, n’ayant d’autres outils que deux dictionnaires d’argot.

- La grande mêlée des utopies de Régis Gayraud
La Russie libertaire (1905-1921)

13.90€
1 exemplaire

Ce livre éclairant montre comment l’idéal libertaire et la profusion des utopies nourrirent, dans la paysannerie russe comme dans le mouvement ouvrier, les revendications qui débouchèrent sur les premières grandes révoltes contre le gouvernement tsariste au début du XXe siècle, puis sur la révolution de 1917.
Après s’être appuyés sur les anarchistes pour s’emparer du pouvoir, Lénine et Trotski ne tardèrent pas à se retourner contre eux pour les écraser impitoyablement au nom de la "dictature du prolétariat". En 1921, la fin tragique de l’épopée de Makhno et l’échec sanglant du soulèvement des marins de Kronstadt sonnèrent le glas des aspirations libertaires dans ce qui était redevenu un empire, gouverné par la police et le "complexe militaro-industriel".
Ce n’est pas un hasard si les audaces de l’avant-garde futuriste - immortalisées par le poète Maïakovski ou le peintre Malevitch - furent alors bridées puis étouffées au profit du conformisme servile qu’incarne le "réalisme socialiste". La bureaucratie léniniste fit ainsi table rase des penchants utopiens qui avaient failli, en ébranlant si violemment le "despotisme oriental", changer radicalement la face du monde.

La Palestine au pied du mur de René Berthier

10€
2 exemplaires

À l’occasion des 60 ans de la création d’Israël, René Berthier apporte des éléments de compréhension du conflit israélo-palestinien.
Ces 2 textes inédits, datés de 2004, reviennent sur les débuts de la construction du Mur et sur la mort d’Arafat, deux évènements majeurs de ces dernières années.
C’est aussi l’occasion de présenter le groupe des Anarchistes contre le Mur (AATW - Anarchists against the wall) qui poursuit les actions non-violentes contre ce mur de l’apartheid.

- Le chien anarchiste de Thierry Maricourt

6€
1 exemplaire

On donne à un homme un chien dont il ne veut pas. Un chien ou plutôt une chienne. Les chats qui vivent avec l’homme découvrent la chienne. Mais la chienne aime les chats alors les chats l’acceptent. La chienne veille sur les chatons qui la prennent pour leur mère. La chienne aime les chats, les enfants, les autres animaux mais les chasseurs n’aiment pas la chienne, et elle le leur rend bien.
Une chienne qui aime et respecte tous les êtres vivants, qui les fait même passer avant elle et aide ainsi à faire régner la paix autour d’elle. Mais voilà les chasseurs ne l’entendent pas de cette oreille. D’autant qu’elle ne les laisse pas assouvir leur passion.

- Le miroir du Mexique

12€
0 exemplaire

L’auteur est à la fois témoin des actes de la barbarie capitaliste et acteur des résistances qui se multiplient dans l’œil du cyclone mexicain. Les textes ici sélectionnés sont, pour l’essentiel, traduits d’un ouvrage paru en espagnol sous le titre : El espejo de México, et abordent aussi bien les douleurs subies par la population que ses pratiques de solidarité et de rébellion, porteuses d’espoirs. Ils reflètent les dangers qui menacent la planète : totalitarisme économique, destruction de l’environnement, paupérisation... Mais surtout, ils laissent percevoir les frémissements d’une civilisation basée sur la négation de la société marchande : la culture indigène. Partout présente, dans villages et quartiers, dans les communautés zapatistes et l’Oaxaca, elle pratique démocratie directe, décisions au consensus, communalité, qui renvoient les manœuvres partidaires dans les poubelles de l’Histoire.

- Le mouvement anarchiste et syndical en Tunisie

8€
0 exemplaire

Les révolutions arabes ont donné un nouveau souffle aux luttes internationales. Elles ont ouvert de nouveaux champs d’espoir. En Tunisie, les anarchistes continuent leur œuvre de résistance et de construction d’un mouvement libertaire au sein du mouvement révolutionnaire. Ils se structurent au sein du mouvement Désobéissance. Après avoir participé aux diverses luttes sociales qui ont agité le pays, après avoir chassé Ben Ali en janvier 2011, après avoir organisé une Rencontre des peuples en lutte, à Tunis, en novembre 2011, ils ont repris le travail quotidien pour l’émancipation et l’égalité sociale. Ils sont en lien avec les organisations syndicales, les organisations de chômeurs, de femmes, etc. A travers des textes et interviews, on retrouve la volonté de conserver l’unité des révolutionnaires et de poursuivre ce qui a été entamé dans la lutte contre le système Ben Ali : la liberté, la justice, l’égalité économique et sociale.

- Les sources de Sheeba de François Dibot

12€
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2175. Un siècle s’est écoulé depuis la chute du capitalisme sur Terre.
L’endettement record des Etats et le dérèglement total du climat auront eu raison de la mondialisation galopante ! C’est donc tout naturellement que les peuples se tournèrent vers les théories anarchistes pour instaurer de vastes fédérations libertaires autonomes tout au long des grands fleuves de la planète, au plus près des dernières sources de vie. Une société empreinte d’écologie, garante d’une nécessaire décroissance…
Tout irait dès lors au mieux dans un meilleur des mondes si quelques irréductibles des nanotechnologies n’avaient joué avec le feu sacré dans le plus grand secret…
Vaincue dans les grandes lignes, l’énergie du vide livre enfin les secrets du voyage spatial, offrant à l’homme une porte ouverte tant sur l’univers qu’aux abus en tout genre !
Premier tome d’une saga familiale, « Rose du Jourdain » nous trace le chemin tortueux que durent suivre les initiateurs de cette société libertaire organisée, entre leurs espoirs dans une humanité nouvelle découvrant Sheeba, première exo planète colonisable et la crainte de l’inconnu…
Une histoire d’anarchistes enfin maîtres… de leur destin !

- Malatesta, biographie en image d’une figure de l’anarchisme italien

15€
2 exemplaires

Errico Malatesta (1853-1932) fait partie de cette génération charnière entre les « grands anciens » de l’anarchisme (Proudhon, Bakounine, Kropotkine, Reclus...) et la révolution libertaire espagnole de 1936-39. De ses prédécesseurs, il a incontestablement gardé un goût prononcé pour l’action et l’insurrection. Dès 14ans, il connaît la prison pour avoir envoyé au roi Victor Emmanuel une lettre ... antimonarchiste. Et, ensuite, cela n’arrêtera pas. À 21ans, de nouveau la prison suite à sa participation à une insurrection dans le sud de l’Italie. En 1877, avec la bande du Maltese, il « libère » quelques communes montagnardes entre Bénévent et Campobasso, y proclame l’anarchie..., et retourne tâter la paille humide du cachot. En 1898, lors de la grève générale à Ancône, il est de nouveau emprisonné. En 1914, toujours à Ancône, il participe activement à la "semaine rouge". En 1920, il est en première ligne du mouvement des conseils d’usine qui faillit mettre l’Italie à l’heure de la révolution sociale... Malatesta, cependant, n’est pas qu’un baroudeur révolutionnaire en quête de plaies et de bosses. C’est aussi, et surtout, un formidable organisateur et un inlassable propagandiste qui, en choisissant d’ancrer l’anarchisme dans les mouvement ouvrier, a largement préparé le terrain à ses successeurs de l’Espagne libertaire. C’est ainsi qu’en 1871, il sera le secrétaire fédéral de la section italienne de l’AIT et en rédigera le programme. Qu’en 1872, avec Bakounine, il fondera l’Alliance des révolutionnaires socialistes. Qu’en 1920, il rédigera le programme de l’Union anarchiste italienne. Qu’en 1883, il fondera "La Questione sociale", en 1889, "L’Associazione", en 1891, "L’Anarchia", en 1897, "L’Agitazione", en 1914, "Libertà"... Qu’en 1920 il sera directeur du quotidien anarchiste "Umanità Nova"... Et que sa vie durant il écrira des milliers d’articles et des dizaines de brochures, et parlera à au moins autant de meetings et de conférences aux quatre coins du monde. Cette biographie en image nous conte tout cela. Cette vie d’aventure toute entière consacrée à l’idéal libertaire et à la construction d’un rêve. Et c’est peu dire que ça dégage ! Cette BD est parue en Italie en 1980, aux éditions Antistato.

- Passage à l’acte de Michael Baumann

15€
1 exemplaire

Dans l’atmosphère de l’Allemagne en crise des années 60-70, un jeune ouvrier berlinois contestataire bascule dans l’action politique violente. Son habileté à manier les explosifs lui vaudra le surnom de Bommi. Après des années de vie clandestine ponctuée par des attentats, il décide d’abandonner le terrorisme et de disparaître de la scène militante. Ecrit juste après, ce livre est à la fois le récit d’une aventure personnelle hors du commun, un témoignage captivant sur la vie quotidienne des militants d’extrême gauche et une réflexion particulièrement lucide sur les limites de la lutte politique armée. Publié en France en 1976, sous le titre Tupamaros Berlin-Ouest, ce livre a vite été considéré comme un classique de la littérature militante mais était indisponible depuis très longtemps.

- Les égorgeurs de Benoist Rey

10€
0 exemplaire

En septembre 1959, quand l’appelé Benoist Rey débarque en Algérie, il a vingt et un an.
Parce qu’il est apprenti typographe et, qu’à l’atelier, ses camarades en parlaient... parce qu’il avait le cœur "à gauche" et avait participé à quelques manifs contre la guerre d’Algérie... parce que son meilleur pote lui avait conseillé de déserter... il n’était pas tout à fait sans savoir.
Mais aussi, il avait envie d’aller voir !
Aussi, après des classes "mouvementées" en Allemagne, on l’envoya "voir" dans un régiment d’infanterie semi-disciplinaire.
Et pendant une année, l’infirmier Benoist Rey eut l’occasion de voir !
Ce livre est le journal de bord de ce voyage au bout de l’enfer, du cauchemar, de l’horreur et de la honte.
Il nous décrit sans ambages le quotidien de meurtres, de viols, de pillages,d’incendies, de destructions, de tortures, de sadisme, d’imbécillité... d’une armée composée d’engagés et... d’appelés.
Il nous conte par le menu le "comment" des braves gens de ploucs ordinaires se transforment peu à peu en bouchers psychopathes.
Il nous raconte l’insupportable de l’armée française pendant la guerre d’Algérie.
Ce livre, publié une première fois aux Éditions de Minuit, fut saisi dès sa sortie, en avril 1961.

- Femmes de maïs de Guiomar Rovira

18€
0 exemplaire

Ce livre nous parle des femmes indiennes mayas du Chiapas. Qui sont ces femmes, dont certaines sont devenues des commandantes zapatistes, mais qui, dans leur immense majorité, représentent toujours l’échelon le plus bas et le plus piétiné par l’homme qui soumet les autres hommes et à plus forte raison la femme ? Dans la lutte pour la défense des us et coutumes des peuples indiens qu’ont donc les femmes à gagner et à perdre ? Avec quelle voix parlent-elles quand elles ont confiance en quelqu’un, comme avec Guiomar Rovira, jeune Catalane auteur de ce livre d’entretiens menés au Chiapas, édité à Barcelone puis à Mexico et à Londres ? La traduction française comprend une mise à jour sur le mouvement des femmes zapatistes.

- La grande peur du petit blanc de Frédéric Paulin

20€
1 exemplaire

On parla longtemps d’opération de maintien de l’ordre. Cette guerre-là ne voulut pas dire son nom pendant des décennies, elle n’en fut pas moins cruelle et sans pitié. On crut défendre sa patrie avec panache mais les massacres et la torture remplacèrent les batailles glorieuses. Cette guerre-là tua sans distinction, voisins, amis, frères et pères. Elle laissa des fils seulement habités par une froide vengeance, des mères éplorées et sans espoir. Cette guerre-là frappa en Algérie et en France. Elle continua après 1962 et dura plus longtemps que ce que les historiens et les pouvoirs publics affirmèrent par la suite. D’ailleurs, elle commença également bien avant 1954. La Guerre d’Algérie. Achraf Laïfaoui, Louis Gascogne, Kader et Rochdi Mekchiche l’ont vécue. Ils n’en sont jamais revenus. Ceci est leur histoire. Elle débute en Algérie pour finir à l’usine Citroën à Rennes.

- Contre le masculinisme du collectif Stop mascu !

8€
1 exemplaire

Qu’est-ce-que le masculinisme ? Quelle idéologie est-ce que cela recouvre ? Ne doit-on pas aussi défendre le droit des pères si l’on est pour l’égalité ? Voilà autant de questions auxquelles nous propose de répondre ce petit guide d’auto-défense intellectuelle.
Celui-ci revient sur l’histoire et la genèse de ce mouvement, et en étudie les principales revendications. L’idée fondatrice du masculinisme réside autour d’une prétendue « crise de l’identité masculine », popularisée notamment par Éric Zemmour, une crise qui aurait entraîné le déclin des valeurs dites masculines (autorité, virilisme) et qui seraient donc à restaurer dans une société devenue trop féministe.
De cette analyse, découle plusieurs champs d’actions. Le principal tourne autour du droit des pères, de la résidence alternée obligatoire, mais aussi beaucoup autour des inégalités salariales (qui seraient fausses), et des violences conjugales (afin de les nier ou les individualiser)...
Certaines de ces revendications peuvent paraître sympathiques au premier abord, mais tout l’intérêt de ce guide est d’en décortiquer les fondements et de nous alerter sur le recul qu’il représenterait pour les droits des femmes.

La Fiat aux mains des ouvriers de Diego Giachetti

14€
1 exemplaire

Ce livre retrace et analyse les mouvements de grève sauvage d’OS des usines FIAT pendant l’année 1969 en replaçant ce conflit dans une vague de rébellion qui a secoué l’Italie pendant une dizaine d’années : des usines aux universités, des quartiers populaires aux collèges...

- Ouvrière d’usine ! de Sylviane Rosière

10€
1 exemplaire

Sylviane Rosière est aujourd’hui à la retraite. Elle était ouvrière d’usine. Dans un truc dur. Physique. Une usine de décolletage. En 2006-2007, pendant un an, elle a tenu un journal sur sa vie à l’usine. Des petits témoignages envoyés jour après jour à sa soeur, via Internet. Nous les avons rassemblés et ça donne ce livre magnifique. On a tendance à l’oublier, mais la France est majoritairement ouvrière et prolétaire. Et, comme par hasard, la vie quotidienne de cette majorité est systématiquement tue. Niée. Méprisée. Lisez ce livre. Il va vous secouer. Il cause de la vraie vie. D’un quotidien dur. Tatoué à l’exploitation et à l’oppression. Survivre avant tout. Cerné par cent mille petites lâchetés. Mais irrigué, sans cesse, par cent mille autres petites et grandes solidarités de classe. Et en plus, il est vachement bien écrit ! Exemple : ... Je circule parmi les machines, chacune a son odeur : celle-ci de vinaigre chaud, celle-là de soufre et puis plus loin, cette autre qui dégage un relent indéfinissable d’une suavité écoeurante. L’enfer pourrait sentir ça, avec en plus l’odeur du sang et de la tripe en putréfaction...

Les autoréductions de Yann Collonges, Pierre Georges Randal

10€
2 exemplaires

L’autoréduction, c’est se réapproprier soi-même et collectivement des biens de consommation ou des services. C’est réduire les factures des loyers ou des impôts. C’est remettre en question les mécanismes de fixation des prix, cette machine de guerre contre les salariés. C’est l’action directe des usagers qui peut déboucher sur l’occupation d’un quartier entier et former un tout avec les grèves violentes. Voilà une nouvelle forme de lutte au coeur des centres urbains capitalistes.

- L’autogestion en pratiques

8€
2 exemplaires

Ils sont peu à avoir fait ce choix et pourtant ils existent. Métallos, menuisiers, boulangers, enseignants et lycéens, ils vivent l’autogestion au quotidien. Ils nous racontent leur expérience d’un regard sans concession, conscients des difficultés à faire vivre l’utopie dans une société capitaliste.

- L’attentat aérien contre Franco de Antonio Sola Tellez

8€
2 exemplaires

Un groupe d’anarchistes espagnols planifie un attentat contre le dictateur Franco. Les audacieux choisissent la voie des airs pour tenter de bombarder la tribune officielle depuis un avion de tourisme qui décolle de France.

- Alexandre Jacob de Jean-Marc Delpech

24€
exemplaires

Honnête ? « Qui est conforme ou qui se conforme aux règles de la morale, de la probité, de la loyauté » nous dit le Petit Larousse. Mais de quelle morale peut-il s’agir dans une société régie par le capitalisme triomphant et soutenue par le principe de la lutte des classes ? « Qui ne vole pas, ne fait ni escroquerie, ni détournement » ajoute le Petit Robert. Hypocrite et légale ambiguïté qui transforme l’honnête homme en mouton social, en bon citoyen. Ce à quoi le non citoyen Jacob Alexandre Marius (1879-1954), ex matricule 34777, peut répondre en 1932 : « Il y a une erreur, disons le mot, un mensonge capital. Celui-ci : la délinquance est l’exception, l’honnêteté la règle. » Loin, très loin des clichés de l’extraordinaire aventurier, l’histoire de l’honnête Travailleur de la nuit, du « cas témoin de l’illégalisme » (selon l’expression de l’historien Jean Maitron) s’inscrit de toute évidence dans le cadre d’une guerre sociale pensée et menée au nom de l’idéal anarchiste à la fin du xixe siècle, une époque que d’aucuns à fortiori ont osé qualifier de Belle. L’histoire de Jacob finit par éclairer celle de tout un mouvement. Et l’irrévérencieux cambrioleur, qui porte haut le verbe libertaire, est appelé à payer très cher ses atteintes à la divine et bourgeoise propriété. Mais le bagne et ses iniquités ne peuvent briser un être probe, loyal et moral... un honnête homme.

- Pas de quartiers de Maurice Born

19€
exemplaires

Ce livre est un acte de résistance. Maurice Born se refuse de « céder devant les mots pour ne pas reculer devant les choses ». « J’ai passé des années à me battre avec la notion d’exclusion, à tenter de comprendre pourquoi elle m’apparaissait comme un piège et comment elle s’est imposée pour décrire des événements - et des conflits - au fonctionnement radicalement étranger, mieux : opposé. On me disait exclusion, et à chaque fois j’entendais inclusion, internement, relégation. »

- Carnet d’un intérimaire de Daniel Martinez

19€
exemplaires

Lorsque j’ai accepté cette mission, l’agence Bis m’avait dit qu’il ne s’agissait que d’un nettoyage de chantier. Au départ, il n’était aucunement question d’un quelconque transport de cloisons vitrées. Mais " les intérimaires peuvent tout supporter " On nous fait transporter des portes ignifugées d’un gabarit assez impressionnant. Les vitriers utilisent des poignées avec de puissantes ventouses, que nous n’avons pas. Ils bénéficient d’un taux horaire de cinquante francs en qualité d’ouvriers qualifiés ; nous touchons le SMIC. Exténués, abrutis moralement et physiquement, nous débauchons à 18 heures. Je m’empresse de téléphoner à l’agence pour réclamer la prime de risque dont nous ont parlé les vitriers. Silence gêné. Réponses évasives. Le sous-traitant qui nous emploie n’a pas prévu cette mesure dans son budget. J’ai besoin de fric, j’ai besoin de bouffer. Je ne peux que fermer ma gueule. Combien ai-je côtoyé de copains d’infortune qui travaillaient sans chaussures adéquates ou harnais de sécurité alors que ceux-ci étaient obligatoires ? Combien en ai-je rencontré qui conduisaient un chariot élévateur sans permis de cariste ? A quoi sert l’Inspection du travail
À la fin des années quatre-vingt-dix, revient l’antienne : il faut réduire les « fractures sociales », adresser le problème de la violence dans les Cités par « l’invention d’une solidarité nouvelle, par une responsabilité collective réactivée ». C’est dans cette optique que se met en place le projet « La culture contre l’exclusion », confié à la Compagnie des Bains-Douches, dans le Pays de Montbéliard - fief de la mono-industrie Peugeot - qui fait l’objet de ce livre.
Tout n’est qu’une mascarade. « Le socle du monde moderne, son unique mode de fonctionnement, réside dans l’inclusion. Insertion des peuples, des individus, des actes, des pensées, rien ne doit lui échapper. Son désir de contrôle, d’exploitation ne peut s’affirmer que dans la totalité. »
« Les maîtres de l’économie usent du terme de l’exclusion parce que, précisément, il évite de parler d’oppression, d’exploitation, de marginalisation, parce que le bavardage qui le porte cache l’accentuation des inégalités, la précarisation, la dévalorisation du travail, parce qu’enfin la ségrégation qui en résulte permet la mise en place des modalités nouvelles d’exploitation et de servitude. »

- Europe INC

12.20€
exemplaires

En 2004, le Conseil européen invitait tout naturellement Gehrard Cromme, PDG de Thyssenkrupp et président de la Table ronde des industriels européens (ERT) - lobby qui constitue depuis les années 1990 une des principales forces de la scène politique européenne. Dans son discours, il appelait de ses vœux la concentration, entre les mains d’un " commissaire unique - tout dévoué à la concurrence totale sur des marchés libres -, des portefeuilles du marché intérieur, de l’industrie et de la recherche, capable d’accélérer au niveau européen mais aussi aux échelons nationaux la mise en œuvre des décisions ". Et de conclure : " Il est temps de savoir à quel niveau d’excellence nous pouvons parvenir. Le marché mondial sera notre seul juge. " Le Conseil devrait procéder au printemps 2005 à l’évaluation de la stratégie de Lisbonne. Outre les recommandations de l’ERT, il pourra s’appuyer sur le rapport d’un " groupe de haut niveau " qui compte un responsable d’Unilever, le vice-président de Nokia, le directeur général de la Société européenne des satellites, et l’ancien président de la Confédération européenne des syndicats. Le rapport reprend à son compte la nécessité de tenir les objectifs et les délais fixés avant l’élargissement et la crise des valeurs technologiques, malgré ou peut-être à cause de l’opposition grandissante des citoyens qui découvrent les conséquences sociales et environnementales de cet agenda.

- Karl Marx le retour de Howard Zinn

9€
1 exemplaire

J’AI ÉCRIT CETTE PIÈCE à une période où l’effondrement de l’Union soviétique provoquait dans les grands médias et chez les leaders politiques une jubilation quasi universelle : non seulement « l’ennemi » était mort, mais les idées du marxisme étaient discréditées. Le capitalisme et l’économie de marché avaient triomphé. Le marxisme avait perdu. Marx était vraiment mort. Je jugeais donc important de montrer clairement que ni l’URSS ni les autres pays qui, se disant « marxistes », avaient installé des États policiers n’incarnaient la conception du socialisme de Marx. Je voulais montrer un Marx furieux que ses conceptions aient été déformées jusqu’à être identifiées aux cruautés staliniennes. Je pensais qu’il fallait sauver Marx non seulement de ces pseudocommunistes qui avaient instauré un ordre répressif dans différents coins du monde, mais aussi de ces essayistes et de ces politiciens de l’Ouest qui s’extasiaient alors devant le triomphe du capitalisme.